Sony vient tout juste de déployer une mise à jour surprise pour la PlayStation 5 en ce mois d’avril 2026, mais ne vous attendez pas à un bouleversement majeur de votre écosystème. Le firmware 26.03-13.20.00, qui pèse un peu plus d’un gigaoctet selon les régions, se contente d’apporter des ajustements mineurs à l’interface. Les notes de correctifs officielles mentionnent simplement l’ajout de nouveaux émojis pour réagir aux messages, ainsi que quelques améliorations de navigation sur certains écrans. Rien de neuf à signaler du côté de la PS4 ou du PlayStation Portal. Néanmoins, un détail intrigue vivement la communauté. Au cours de la semaine écoulée, le constructeur a discrètement lancé au moins deux mises à jour système en arrière-plan. Bien qu’une notification invite les joueurs à redémarrer leur console pour installer ces fonctionnalités de fond, aucun changement visible n’a pu être constaté, laissant les utilisateurs perplexe face à ces ajustements fantômes.
Le regard déjà tourné vers l’avenir
Pendant que la PS5 continue de peaufiner son système, les yeux de l’industrie se tournent inexorablement vers la prochaine génération. Avec une PS5 qui fêtera bientôt ses cinq ans d’existence et une PS5 Pro au positionnement tarifaire jugé prohibitif par beaucoup de joueurs, la perspective d’une PlayStation 6 occupe tout l’espace médiatique. D’après une fuite massive relayée par la chaîne YouTube Moore’s Law Is Dead – une source réputée pour avoir visé juste concernant les caractéristiques de la Nintendo Switch 2 et de plusieurs composants AMD ou Nvidia –, Sony ciblerait un lancement à l’automne 2027. Ce calendrier correspondrait fidèlement au cycle classique de sept ans séparant chaque machine. Une commercialisation début 2028 reste toutefois envisagée en cas de complications sur les chaînes de production.
Côté portefeuille, le constructeur japonais aurait retenu les leçons du passé. Face à l’ombre persistante des rumeurs autour des prochaines Xbox et pour éviter un faux pas retentissant à la manière de la PS3, la firme ferait le choix de quelques concessions techniques. L’objectif est de proposer une PS6 de base moins chère que la PS5 Pro, afin de ne pas priver une trop vaste partie du public d’un passage à la nouvelle génération.
La PS6 Orion, un monstre d’optimisation
Connu sous le nom de code Orion, ce futur modèle de salon miserait sur une rétrocompatibilité totale avec les catalogues de la PS4 et de la PS5, bien que la PS3 soit totalement absente des documents internes ayant fuité. Fait assez surprenant, ces mêmes fichiers évoquent une puissance de sortie nominale d’à peine 160 W. Si une telle consommation peut paraître faible pour une machine de nouvelle génération, de nettes avancées technologiques permettraient de décupler les performances tout en maîtrisant fermement la demande énergétique.
Sous le capot, on s’attend à trouver un processeur de 8 cœurs basé sur l’architecture Zen 6, avec une gravure en 3 nm ou 2 nm assurée par TSMC. La partie graphique embarquerait quant à elle entre 40 et 48 unités de calcul RDNA 5, capables de franchir le cap des 3 GHz, le tout épaulé par de la mémoire GDDR7 sur un bus 160 ou 192 bits garantissant un débit de 32 GT/s. En rastérisation pure, la machine serait environ trois fois plus puissante que la PS5 actuelle, avec un bond technologique encore plus radical sur le traitement du ray tracing. Un léger bras de fer se jouerait d’ailleurs en coulisses à ce sujet. Alors que Sony penche initialement pour une architecture familière proche de celle de la PS5, AMD tenterait de l’en dissuader pour aligner la technologie de la PS6 sur celle de la prochaine Xbox, nom de code Magnus.
L’émergence de la console portable Canis
Il est aujourd’hui impossible d’ignorer la tendance du jeu nomade, et Sony compte bien occuper le terrain. Une véritable console portable estampillée PS6, désignée par le nom de code Canis, accompagnerait le lancement de sa grande sœur. Contrairement au PlayStation Portal qui se contente de diffuser un flux vidéo, cette machine ferait tourner nativement les titres PS4 et PS5. Elle serait richement dotée, embarquant un écran tactile, des retours haptiques, deux microphones, ainsi que des emplacements dédiés pour carte microSD et SSD M.2. Un port USB-C autoriserait même la sortie vidéo pour prolonger l’expérience sur un moniteur externe.
Propulsée par une puce gravée en 3 nm, elle s’appuierait sur 4 cœurs CPU Zen 6C et de 12 à 20 unités de calcul RDNA 5 cadencées entre 1,6 et 2 GHz. Associée à un bus mémoire de 128 bits avec de la LPDDR5X offrant un débit de 7 500 MT/s, elle proposerait une puissance de rastérisation équivalente à la moitié de celle de la PS5 de salon. Ces caractéristiques lui permettraient de surclasser allègrement l’Asus ROG Xbox Ally, attendue d’ici quelques semaines, bien que l’écosystème Xbox risque fort de dégainer sa propre machine portable d’ici là pour contrer cette offensive nippone.


