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Foot féminin – Sophie Irène : Quand la persévérance paie

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Sophie Irène (à l'extrême, droit), fière de son parcours. Ici, dans l'équipe d'AS Pierrots Vauban, Strasbourg.
Par le 7 avril 2018 à 11:07

L’histoire de Sophie Irène Farafanirina , la première footballeuse malgache engagée par un club à l’étranger, peut être qualifiée de début d’un « succes story », jalonnée de faits providentiels qui ont abouti à son départ en France, où elle joue actuellement dans le club d’AS Pierrots Vauban Strasbourg, en D3, en tant qu’attaquante.

Le talent et l’impétuosité de Sophie Irène Farafanirina, cette footballeuse hors pair, à la fois dribbleuse et frappeuse redoutable, ne seraient pas passé inaperçu aux yeux des agents recruteurs. « L’amour et la passion du foot , conjugués à la persévérance, m’ont poussé à toujours aller de l’avant dans la pratique de ce sport », a-t-elle confié.

Sophie Irène Farafanirina n’aurait jamais imaginé qu’un jour elle pourrait jouer en France, dans un club français. Mais n’empêche qu’elle a toujours rêvé de devenir une grande footballeuse. « J’ai toujours persévéré dans le football pour atteindre mon objectif de devenir une grande footballeuse au pays. Pour moi, avoir conquis la capitale et le pays par ma capacité de footballeuse était déjà une chose importante en soi. En effet, mon vœux, je croyais l’avoir réalisé quand j’ai débarqué à Antananarivo où j’ai réussi à décrocher des titres et des trophées, sans pour autant aller jusqu’à penser qu’un jour je pourrais partir et jouer à l’extérieur », a-t-elle confié.

Le grand départ vers la réussite

Partie en novembre de l’année dernière, en France, Sophie a intégré ce club strasbourgeois au sein duquel elle a appris, non pas les bases des techniques du ballon rond, mais plutôt les déplacements et la vivacité dans le match. « Les coaches ont reconnu que j’ai le niveau requis, mais qu’il me faut compléter mes capacités techniques », a-t-elle dit.

Pour le moment, Sophie Irène ne jouit pas encore du statut de professionnelle, mais elle est en passe de le devenir. « Je ne suis pas encore dans le professionnalisme en foot, ce sont les gens qui le croient. Mais c’est mon souhait le plus cher », a-t-elle fait savoir.

Pour la petite histoire, c’est durant les Jeux des îles de l’Océan Indien, à La Réunion en 2015, que Sophie Irène a été repérée par un agent recruteur. Ce dernier a par la suite cherché à la contacter, sans pour autant être parvenu à retrouver ses traces. Il se rendit alors à la fédération de football pour obtenir ses coordonnées, mais en vain. De guère lasse, il a alors fini par chercher sur Facebook, et cette fois-là c’était la bonne. Sans attendre, en 2016, tous deux ont entamé les démarches de la préparation  des papiers, en vue de son départ en France. Après moult tentatives de demandes de visa auprès du consulat de France, dont la première en mars 2017, à la quatrième, vers fin 2017, elle l’a enfin obtenu.

A 26 ans actuellement, Sophie Irène se dit toujours prête à aller de l’avant dans le foot, son sport de prédilection. Comme palmarès, Sophie Irène a décroché à trois reprises le titre de championne de Madagascar, dont une fois en 2012, avec son équipe de Mahajanga, et deux fois, en 2014 et 2016, au sein de la formation de Sab Nam, Antananarivo. A titre personnel, elle a gagné le trophée de meilleure joueuse en 2012, 2013 et 2014, et celui de meilleure buteuse, en 2015. En France, son équipe devra batailler fort pour obtenir les quelques victoires qui lui permettront de se hisser en D2, lors de la prochaine saison. « La vie en France me va très bien, bien que le climat est différent de celui de Mada », a-t-elle souligné.



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