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Les magistrats et les greffiers repoussent leur ultimatum

magistrat madagascar
Par le 11 septembre 2017 à 11:39 - mis à jour le 14 septembre 2017 à 18:00

Espérant une réponse favorable, et surtout une collaboration satisfaisante, le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) et le Syndicat des greffiers de Madagascar (SGM) demandent une nouvelle audience auprès de la nouvelle ministre de la Justice et Garde des Sceaux. L’échéance qu’ils ont accordée à cette dernière a pour objectif la concrétisation de leurs revendications a pris fin. Pourtant, rien ne s’est passé

Nouvel ultimatum

20 septembre. Après un avertissement infructueux, le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) et celui des greffiers (SGM) ont lancé un nouvel ultimatum à l’endroit d’Elise Alexandrine Rasolo, la nouvelle ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Ils donnent dix jours de plus à cette dernière pour satisfaire leurs revendications. Lors de la rencontre entre les deux, fin août, le SMM a donné une semaine à la nouvelle ministre pour les satisfaire sur un certain nombre de points, entre autres sur la lutte contre l’ingérence et l’immixtion des politiciens dans les affaires de la justice. Le délai expiré, mais rien de concret n’a été fait. « Nous ne nous tairons pas, nous ne cesserons de nous battre tant que nous n’ayons pas gain de cause », lancent les membres de ces syndicats et ajoutent que s’ils mènent ce mouvement, ce n’est pas pour eux seulement mais pour toute la nation.

Table ronde

« Nous sommes disposés à nous mettre autour d’une table avec la ministre pour discuter comment nous allons procéder pour concrétiser les points que nous citons dans notre liste de revendications », annonce-t-on, du côté du SMM. Il ajoute, néanmoins, qu’ils ne répondront pas présents à cette réunion si c’est pour une quelconque autre raison. « Nous osons espérer que la nouvelle ministre de tutelle a validé nos revendications, et qu’il reste à trouver ensemble les petits détails qui feront qu’aucun problème ne persistera », souligne-t-on. Si le SMM et le SGM ont fixé la date du 20 septembre, c’est parce que le 22 de ce mois, il aura une assemblée générale, et il faut ainsi que ses ténors aient de quoi aborder pendant cela.

Confiants

Les syndicalistes sont confiants. A la sortie de la rencontre avec la nouvelle ministre, il y a onze jours, la délégation des deux syndicats avait annoncé officiellement ; « On est sur la bonne voie. Des accords ont été conclus, l’espoir est donc permis ». La ministre, issue elle-même du SMM, semblerait être de leur côté et prête à se battre, elle aussi, pour leurs causes. Sauf que jusqu’à maintenant, cet espoir n’a encore donné rien de concret.



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