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Tsimialonjafy-Mahamasina: la menace d’éboulement toujours présente

rocher Tsimialonjafy-Mahamasina
Par le 14 avril 2018 à 07:32

Des blocs de pierre de plusieurs tonnes menacent depuis quelques semaines de s’écrouler sur 62 foyers.

Lasse. C’est le terme qui définit l’émotion de la population du quartier de Tsimialonjafy-Mahamasina quant à la situation de panique constante dans laquelle elle est plongée depuis quelques semaines. En effet, suite à l’éboulement meurtrier du mois de février 2018, des actions – peut-être des semblants – ont été menées par le BNGRC ou Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes pour « sécuriser » les zones d’Ampamarinana. Des initiatives qui ont consisté à délocaliser une partie de la population. Les initiatives consistaient également à décaper une partie des blocs de pierre qui menacent de s’effondrer sur des lieux habités. C’est cette dernière initiative qui fait actuellement défaut selon Mihaja, une habitante du quartier de Tsimialonjafy-Mahamasina. «Nous avons reçu des lettres nous indiquant l’imminence du danger d’éboulement causé par deux blocs de pierre vers la fin du mois de février» explique la dame. Avant d’ajouter que «consciente du danger à laquelle elle se présente, la population du quartier a suivi les consignes et ont quitté leur maison».

Faits d’annonce?

La deuxième initiative se serait arrêtée à la simple invitation de la population à quitter leur foyer parce que le danger a été imminent. Car depuis la fin du mois de février, aucun signe d’une éventuelle démolition ou décapage des blocs de pierre n’aurait été avancé par les responsables étatiques. «Trois semaines sont passées sans que les pierres soient démolies, sans que l’on nous ait informés de quoi que ce soit sur les procédures à suivre. Nous sommes rentrés chez nous, car il a été difficile de se loger autrement » s’est-elle lamentés. Propos confirmés par André Rakotomalala, président du fokontany Tsimialonjafy-Mahamasina. « Le fokontany a effectué toutes les procédures de demande de démolition des pierres auprès des instances étatiques. Nous attendons toujours qu’ils viennent sécuriser le quartier». André Rakotomalala de noter que «62 foyers sont principalement menacés par un éventuel éboulement». Le président du fokontany de Tsimialonjafy-Mahamasina de dénoncer l’inertie des responsables face à la permanence du danger. Dénonciation partagée par Mihaja qui voit au manque d’initiative des responsables un certain « laisser-aller », voire une «irresponsabilité toute courte ». La saison des pluies est passée et je crains que l’on ne soit laisser à notre triste sort. La démolition des pierres serait-il passé au second plan ou est-ce qu’on va attendre qu’un second éboulement meurtrier survienne avant de prendre de vraies mesures de sécurisations ? L’avenir nous le dira sûrement, mais jusque là, la population de Tsimialonjafy-Mahamasina vit dans la crainte continuelle d’un effondrement des rochers.



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