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Bilan Post-Eliakim: épidémie de palus et de diarrhée à craindre dans les zones inondées

| 19 mars 2018 à 22:23 | mis à jour le 20 mars 2018 à 07:14 | Société
cyclone eliakim
Source: Alerte météo Madagascar

Eaux stagnantes et température ambiante, ce sont là les deux conditions nécessaires pour une apparition d’épidémie de paludisme et de diarrhée.

Beaucoup de régions et de districts de la Grande-Île sont sous les eaux à l’heure actuelle. Une situation observée dans les régions Nord, Nord-Ouest, Nord-Est et Est du pays. Les photos publiées aussi bien dans les réseaux sociaux comme facebook ou encore par les médias malgaches (nationaux ou locaux) en sont de parfaite illustration de la situation. C’est dans cette atmosphère que quelques médecins du district de Maroantsetra s’inquiètent d’un risque accru d’apparition d’épidémie de diarrhée et de paludisme. Le Dr Jean Belalahy, médecin oeuvrant dans une commune rurale de Maroantsetra, évoque que «le seuil épidémiologique du paludisme a été frôlé juste avant le passage d’Eliakim». Le Dr Belalahy d’ajouter que «par rapport au nombre de personnes consultées, le pourcentage de celles atteintes du paludisme a atteint les 26%». Un taux énorme selon toujours le médecin qui y voit un danger auquel le district de Maroantsetra ainsi que les communes rurales périphériques devraient faire face dans un futur proche.

Quid de l’épidémie de diarrhée?

Le risque est le même en ce qui concerne l’épidémie de diarrhée. Pour le Dr Jean Belalahy : «Les eaux stagnantes sont partout. Alors qu’elles proviennent, certes des fortes précipitations, mais surtout des toilettes de la population de Maroantsetra». A cet effet, la probabilité d’apparition d’épidémie de diarrhée est considérable pour cette partie de l’île. Une situation qui devrait alerter les responsables auprès du ministère de la Santé publique, mais qui devrait également être traitée avec une attention particulière. Par ailleurs, beaucoup de quartiers et de communes rurales du district de Maroantsetra sont encore dans les eaux. Un cas commun à toutes les régions traversées par la tempête tropicale modérée Eliakim. Comme c’est le cas à Ambilobe, Ambanja, Sainte-Marie ou encore Fenerive-Est.

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