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Réchauffement climatique : 50 % des espèces sont menacées d’extinction à Madagascar

lemurien madagascar
Le Sifaka soyeux, l'un des primates les plus menacés au monde. (© Jeff Gibbs / Wikipedia)
Par le 15 mars 2018 à 00:11

Un nouveau rapport international du Fonds mondial pour la nature (WWF) indique que 50 % des espèces de Madagascar sont menacés d’extinction à cause du réchauffement climatique.

Le WWF tire la sonnette d’alarme. Son nouveau rapport international, intitulé « La nature face au choc climatique », publié ce 14 mars, indique que Madagascar fait partie des 35 pays dont 50 % des espèces risquent de disparaître d’ici 2080. D’après les scientifiques, le réchauffement climatique, engendré notamment par les émissions de gaz à effet de serre, est la première cause de ce désastre, bien que les pays signataires de l’accord de Paris aient convenu de limiter l’augmentation de la température de la terre de 2°C. Seule la dispersion de ces espèces dans des endroits plus adéquats permettrait de limiter le dégât.

« La capacité de dispersion de certaines espèces, dont les oiseaux et les mammifères, vers des habitats plus adéquats, pourrait aider ces deux groupes à limiter les risques de leur disparition. Avec une augmentation de température de 2°C et une capacité de dispersion adéquate, 14% des espèces d’oiseaux et 7% des mammifères sont à risque d’extinction dans les années 2080. Ce qui est de loin mieux par rapport aux cas des plantes, des amphibiens et des reptiles dont les risques d’extinction sont bien plus élevés. Par ailleurs, si la température augmente entre 2 °C et 4°C, 57 des espèces de lémuriens diminueront à raison de 60% », alerte le rapport.

« La biodiversité mondiale va souffrir terriblement au cours de ce siècle, à moins que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir » contre cela, prévient le Fonds mondial pour la nature.

Le WWF s’active déjà dans les analyses de la vulnérabilité au changement climatique dans certaines aires protégées de la Grande Ile et dans l’installation des stations climatiques, afin de prévenir les futures variations. La population a également sa part de responsabilité dans la préservation de l’environnement. Cette année, à l’occasion de l’évènement « Une heure pour la terre », ce 24 mars, la sensibilisation tournera vers l’utilisation des foyers économes ou « fatana mitsitsy ». Ceux-ci réduiraient à 50% la consommation de charbon de bois, sauvant ainsi une grande partie de la forêt.



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