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Aeroport d’Ivato : Peste et suffocation

aeroport ivato
Par le 12 octobre 2017 à 07:30 - mis à jour le 11 octobre 2017 à 23:38

Branle-bas total dans le pays où le fléau qu’est la peste, sévit. La tergiversation, voire la procrastination des entités étatiques à signaler la présence de cette maladie dangereuse à Madagascar, a laissé libre cours à l’épidémie, et rendu la lutte pour l’éradiquer plus complexe.

La réputation négative de ce fléau, accentuée par les annonces et informations emphatiques, ont conduit tout un chacun à prendre des mesures de protection au gré des on-dit et des rumeurs de toutes sortes, entraînant logiquement à l’automédication. Et du coup, tout le monde s’est converti en médecin, non pas en simples toubibs, mais plutôt en connaisseurs d’une pathologie délicate.

Comme bien entendu, à défaut des véritables consignes et dispositifs thérapeutiques qui se doivent, de la part des vrais spécialistes du ministère de la Santé, pour survivre, plus d’un ont suivi à la lettre les conseils des ces « médecins malgré eux », dont notamment les « cache-bouche », comme ils les appellent, que l’on s’est arraché mieux que des petits pains, et les Cotrimoxazole, qui, semble-t-il, pouvait prévenir la peste.

Autant des mesures menées à hue et à dia, proportionnellement à la panique des utilisateurs, dont les effets protectrices ont été par la suite remis en question par les membres de l’ordre des médecins. Et il va de soi que les pharmacies, agréablement surprises par cette manne inattendue, ne pouvaient que se réjouir de cette invasion plus que massive des gens, paniqués à l’idée de devoir mourir de cette maladie.

Un fléau d’un autre genre à l’aéroport d’Ivato

Mais la peste n’est pas l’unique ennemi sanitaire des gens à Madagascar, car dans l’actuel aéroport où s’effectuent les départs internationaux, les conditions dans lesquelles se déroulent les travaux d’aménagement semblent ne pas concorder avec les dires des responsables qui ont affirmé que les mesures de sécurité, tant physiques que sanitaires, sont rigoureusement observées sur les chantiers.

En fait, dans le hall de l’actuel aéroport international, les travaux se poursuivent sans que les personnels des lieux, à savoir ceux de la police aux frontières, de la santé et de la douane, ne soient prémunis contre les désagréments engendrés  par les activités de ces constructeurs des nouveaux édifices. Aucun matériel de protection ! Plus d’une victime du soulèvement de poussières et de l’émanation des odeurs fortes des peintures, ainsi que des autres liquides utilisés par les employés des entreprises responsables des travaux, se plaignent de suffocation et de vertiges. Selon leurs témoignages, certains présenteraient des signes d’étourdissement conjugués à des sensations de « dopage », tandis que d’autre ont la nausée.

Mais tout ça, les ministres de la Santé et celui du Transport qui ont effectué une visite inopinée à l’aéroport d’Ivato mercredi dernier, vers 23h 30, c’est-à-dire en dehors des heures des travaux, ne l’auront vécu, tout comme la multitude de passagers en partance par un vol extérieur qui n’imaginaient pas ce qui s’y passe le jour. Une manière pour ces responsables étatiques de signifier qu’ils se mobilisent dans cette conjoncture alarmante.



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