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CUA : des enquêtes de l’IGE et le Bianco en cours

Le couple Ravalomanana figure dans la ligne de mire.
Par le 16 décembre 2017 à 12:19 - mis à jour le 19 février 2018 à 17:24

Les interpellations de la conseillère issue de l’opposition Lalatiana Ravololomanana qui a organisé nombreuses conférences de presse pour dénoncer la mauvaise gouvernance au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), ont porté ses fruits.

Douze, c’est le nombre total de directions concernées par des affaires de corruption et de détournement au sein de la CUA. La conseillère Lalatiana Ravololomanana les a dévoilées lors d’une conférence de presse tenue à son domicile à Ivandry le 2 novembre dernier.

En effet, aux dernières nouvelles, des éléments de l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) surveillent de près ces directions depuis un certain temps. Ce, suite aux appels à intervention de la part de la conseillère.

Incognito

A défaut, elle comptait demander une audience directe auprès du chef de l’Etat, Hery Rajaonarimampianina à Ambohitsorohitra. Elle s’est par la suite rendue auprès du Bianco pour réitérer sa plainte déposée il y a quelques mois. « On m’a dit que l’IGE aurait commencé son inspection depuis un certain temps. Le calendrier de son intervention n’a pas été rendu public, parce qu’en général, cette entité travaille en toute discrétion », a précisé Lalatiana Ravololomanana. Cette dernière de révéler également la descente des agents du Bianco à la CUA prochainement.

Rien à cacher

L’exécutif de la CUA s’est toujours dit être prêt à accueillir l’IGE et le Bianco. Une manière de signifier que la gestion de la capitale se fait en toute transparence. Pour les conseillers, il s’agit d’une pure attaque personnelle envers le couple Ravalomanana. « Nos comptes administratifs, regroupant les recettes et les dépenses pour les exercices 2015-2016 ont été soumis au contrôle de légalité. Nous invitons même l’IGE et le Bianco à faire une descente au niveau de la Municipalité », a tonné Julien Andriamorasata, à l’occasion d’un point de presse tenu à l’hôtel de ville le 14 novembre dernier.

Un Président-délégation spécial en remplacement ?

En tout cas, si les accusations s’avéraient fondées, la mairesse de la capitale, Lalao Ravalomanana en tant que principal ordonnateur, ne pourrait pas échapper à sa responsabilité, et pourrait même être suspendue de sa fonction, jusqu’à sa traduction devant la Justice. Et là, l’idée d’un remplacement par un président de délégation spéciale (PDS) est même envisageable.


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