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Angononoka : Une des espèces menacées à protéger

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Par le 22 septembre 2017 à 16:25 - mis à jour le 24 septembre 2017 à 12:30

L’Angononoka ou tortues à soc est une espèce de tortue, endémique du parc national de Baie de Baly à Soalala, dans le Sud de Madagascar. Le braconnage et le commerce illicite menacent, pourtant, ces espèces déjà sur le point de disparaître.

Depuis 2014, un projet de protection de cette espèce endémique, d’une durée de trois ans et financé par le gouvernement britannique a été mis en œuvre à Madagascar par Durell Wildlife Conservation Trust en collaboration avec des ONG malgaches et étrangères. Les résultats de ces trois années de ce projet viennent d’être présentés. D’après le coordonnateur du projet, Hasina Andriamanampisoa, il a été question notamment d’impliquer tous acteurs concernés, à savoir la Justice, les douaniers, les villageois, et les forces de l’ordre entre autres dans la protection de cette espèce. Ce, à travers le renforcement de capacité des acteurs ou la mise en place du Dinan’ny Boeny Miray Dia. Il y a aussi la mise en œuvre d’un système d’information à l’aide d’un logiciel particulier qui optimise les résultats de collecte de données dans les habitats naturels de l’Angononoka. Par ailleurs, le projet a élargi son réseau pour mieux suivre les évolutions du trafic vers l’Asie du Sud-Est, principale destination des trafics et pour promouvoir les actions de lobbyings à l’international.

Défis à relever

« L’Etat fait de sa priorité la protection des espèces menacées. Pourtant, nombreux défis restent à relever, surtout au niveau de l’application de la loi en matière de protection des espèces menacées, surtout au niveau de la Justice», reconnaît, toutefois Johanita Ndahimanjara, ministre de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. Elle avance la réalisation de réformes juridiques en matière de gestion de parc national pour mieux protéger les espèces menacées telles que l’Angononoka.

Blanchiment d’argent

« Le trafic des espèces sauvages se trouve au quatrième rang en matière de blanchiment d’argent mondial », a-t-on aussi révélé en marge de l’atelier de restitution des résultats du projet de l’ONG Britannique. Quant au prix de tortues à soc, ceux-ci varient en fonction de la demande et de l’acquéreur. En général, au niveau local, cette tortue s’acquiert à 150 000 ariary, 300 000 ariary au niveau régional ainsi que 600 000 ariary au niveau international. Les tortues sont en général destinées aux pays asiatiques dont la Chine, la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie, les Philippines où elles deviendraient des animaux de compagnies.



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