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Peste et rumeurs : Un mélange plus qu’explosif

Peste et rumeurs
Des parents d’élèves lançant des invectives à l’endroit des responsable de l’EPP d’Ambodin’Isotry
Par le 9 novembre 2017 à 22:44

Rumeurs ou pas rumeurs, ce qui s’est passé dans le quartier d’Ambodin’Isotry cet après-midi se révèle regrettable, surtout pour les élèves de l’école primaire publique des lieux qui ont vécu un après-midi de terreur. 

La panique générale dans le quartier de la Cité d’Ambodin’Isotry et des environs. Des femmes et des enfants accouraient dans les rues, et dans tous les sens, tel un film en noir et blanc  des années 30. Mais cette fois-ci il s’agissait bien d’une triste réalité.

À mesure qu’on s’approchait, on a pu constater que le théâtre de ces faits est l’école primaire d’Ambodin’Isotry où une foule immense s’était engouffrée et ne voulaient plus en ressortir.

« Où sont passés nos enfants ? Nous ne nous en iront pas tant qu’on ne les a pas retrouvés », ne cessaient de répéter les parents dont certains étaient en pleur. En effet, les enfants disparus en question sont ceux qui malgré l’interdiction des responsables de l’école, se sont évadés par leurs propres moyens. Ils ont escaladé le mur de l’EPP, et sauté par-dessus une hauteur de plus de 2,5m. Ce qui a entraîné bien entendu des blessures chez certains.

Pour l’historique des faits, cet après-midi, des parents d’élèves sont venus s’attrouper devant le portail clos de l’EPP d’Ambodin’Isotry juste à l’heure de la récréation, et ont vociféré : « Faites sortir nos enfants avant que les tueurs n’arrivent. Ne vaccinez pas nos enfants, rendez les nous ».

Pendant un quart d’heure, la directrice a tant bien que mal essayé de les calmer en leur expliquant qu’il s’agissait d’une intox, en indiquant à l’appui l’affiche collée sur le pilier du portail disant qu’il n’y a pas de vaccin ni de vaccinateur de la peste dans cette école, mais en vain. Les « assaillants » lui rétorquaient qu’il a bien eu des médecins, accompagnés de militaires, qui pénétreraient délibérément dans les écoles, et obligent les enfants à se faire vacciner.

Dans un brouhaha spontané, le portail a été fracassé, et la foule s’est engouffrée dans une débandade désordonnée, selon la salle où leurs progénitures sont censées se trouver. Comble du malheur, à l’arrivée de leurs parents à l’EPP, bon nombre des enfants sont resté introuvables. D’où les parents criaient après les responsables de l’EPP, les blâmant de ces disparitions.  Selon les gens de ce quartier, une telle situation de panique a déjà eu lieu ailleurs, notamment à l’EPP d’ Anosibe , d’Anosizato, sinon de Manarintsoa et d’Antanimbarinandriana, pour ,ne citer que ceux-là.

Pour la suite de l’histoire, la directrice a fait savoir qu’elle s’en remettra au ministère de l’Éducation nationale, ainsi que des autres instances qui se doivent pour les mesures à prendre.

Néanmoins, une chose est certaine, tant les parents que les enfants ne voudront pas de sitôt retourner à l’école, vu le traumatisme psychique qu’ils ont vécu, et même si c’était les cas, il va sans dire que les élèves ne sont pas près d’oublier cette mésaventure, et manqueront de concentration en classe.

D’autant plus que cette mésaventure d’Ambodin’Isotry ne sera fort probablement pas la dernière, puisque visiblement, l’acte de fracassement  du portail de l’EPP en tubes ronds très solides ne peut être l’œuvre de la gent féminine que sont les parents d’élèves.



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