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Eglise évangélique : Dieu a rappelé son serviteur Jules Randrianjoary

Pasteur Jules Randrianjoary
Par le 5 novembre 2017 à 08:40 - mis à jour le 5 novembre 2017 à 10:31

Le pasteur Jules Randrianjoary, l’un des précurseurs du mouvement de réveil évangélique à Madagascar, a trépassé ce samedi 4 Novembre 2017, suite à un AVC, à l’hôpital HJRA, et cela, après avoir été dans le coma pendant une semaine.

Au bout de 67 ans de vie terrestre, dont il a consacré la majeure partie à prêcher la Sainte Ecriture, aussi bien au pays qu’ailleurs, ce vaillant serviteur de Dieu a rendu son dernier souffle, alors qu’il était en pleine mission d’évangélisation à Tsiroanomandidy. A sa mort, le pasteur Jules Randrianjoary aura laissé huit orphelins, dont 5 garçons et 3 filles.

A travers son ministère divin, que ce soit à Madagascar ou en France, le pasteur Jules Randrianjoary a réussi à convertir une multitude de gens, pour les amener vers le Seigneur, afin d’en faire des prêcheurs de la Bonne Parole, à l’instar de ce que Jésus Christ a fait pour ses disciples.

Ainsi, durant la majeure partie de sa vie, le pasteur Jules Randrianjoary s’est investi dans l’édification de la foi. Son AVC, survenu à Tsiroanomandidy, alors qu’il était en pleine mission d’évangélisation, témoigne de sa ferveur à servir le Seigneur Jésus Christ jusqu’à son dernier souffle.

Évangéliste en plein air

L’histoire de la vocation évangélique de Jules Randrianjoary a commencé à l’âge de 19 ans, où il a rencontré le Seigneur dans une église Jesosy Mamonjy à Moramanga. Deux ans après sa conversion, en 1971, il commença à pêcher et implanta sa première église, de la même famille que son nid spirituel, dans sa localité natale à Bembary.

Sa soif de la Parole de Dieu toujours grandissante, en 1973, il intégra l’école biblique de l’église Jesosy Mamonjy créée par le couple Daoud, et y passa une année pour en savoir davantage sur le Seigneur Jésus Christ et la Parole divin.

Au terme de cet enrichissement spirituel, Jules Randrianjoary a senti un appel pour être évangéliste, non pas au sein d’une église, mais en plein air, tout comme le Seigneur Jésus Christ l’a fait. Une mission qu’il a accomplie avec ferveur, et ayant ainsi inspiré bien d’autres prêcheurs qui lui ont emboîté le pas dans ce mode original de transmettre les Messages divins. Dans cette mission spirituelle, il a surtout été entouré de jeunes fervents qui assuraient la partie chantée du prêche.

Création de l’église Vie en Christ ou FAAK

En 1977, après être passé dans une église de base de la capitale au sein de laquelle il a obtenu le sacrement de son ordination, le pasteur Jules Randrianjoary a décidé de créer sa propre communauté religieuse qu’il baptisa « Fiainana ao amin’i Kristy » (FAAK), ou « Vie en Christ », sans pour autant l’avoir statué en tant qu’une véritable église. Pour les offices dominicaux de ce mouvement évangélique, il a investi le gymnase des Cheminots à Antanimena, dans lequel des milliers de jeunes ont loué le Seigneur et se sont délectés de messages spirituels vivifiants de sa part.

Mais cette époque d’effervescence de la FAAK n’aura duré que quelques années, car en 1985, le pouvoir en place, l’ayant accusé d’être à l’origine de débordements de comportement des jeunes membres de son église, moyennant des accusations plus ou moins fondées, a décrété la fermeture de la FAAK.

De là, les cultes se sont tenus en catimini sous forme de cellules de prière à domicile. Dépité, et conscient de la complexité de sa situation, en 1987, le pasteur Jules Randrianjoary a décidé de revenir auprès de la communauté des Eglises de base. Une congrégation qu’il a de nouveau quittée en 1991, alors qu’un mouvement spirituel mondial dénommé enseignements de la troisième vague, ou « néo-charismatique »  ait déferlé à Madagascar, touchant ainsi certaines églises de base, et surtout les pentecôtistes.

Ravivé par ce rebondissement inattendu qui s’avérait favorable pour son ministère, il a décidé de remettre sur les rails la Vie en Christ, sous le statut d’église séparée.

Prêcher sous d’autres cieux

Lors d’une tournée d’évangélisation en France, en 1995, Jules Randrianjoary a instauré une filiale de la VEC dans ce pays, en confiant la direction à un Malgache qui y résidait. Mais, en 2000, du fait d’un conflit de leadership au sein de l’église, celle-ci s’est retrouvée mal en point. Pour remédier à ce problème, le Pasteur Jules Randrianjoary tenta de  partir en France pour y diriger lui-même la VEC, mais faute de visa de séjour, le consulat de ce pays le lui ayant refusé, il a dû rester au pays. Entre temps, en 2006, il s’est hasardé dans un nouveau domaine qui lui était étranger, la politique, en se portant candidat à la présidence de la République, mais en vain.

Ce n’est qu’en 2009 qu’il a réussi à s’installer définitivement en France où il changea le nom de son église en « Messagers d’amour ». Un havre de paix spirituel fréquenté par les malgaches de Paris.

Pour ce qui est des cérémonies funèbres, la dépouille de Jules Randrianjoary sera transportée au palais des sports de Mahamasina. La veillée mortuaire aura lieu dans le « petit palais ». Mardi, un culte sera célébré sur ce même lieu, avant la levée du corps pour aller rejoindre sa région natale à Ambatondrazaka où il sera inhumé à Bembary, son village natal.



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