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Jirama : Du mécontentement aux poursuites judiciaires

compteur electrique
Un nouveau tarif d'électricité sera bientôt appliquer.
Par le 25 octobre 2017 à 23:09

Alors que la satisfaction de la clientèle reste encore une illusion, la Jirama (Jiro sy Rano Malagasy) publie un communiqué assez accablant. Elle menace de poursuivre en justice les clients insolvables.

La Jirama met en garde ses clients qui ne s’acquittent pas de leurs factures. Elle envisage de porter ces affaires devant les Tribunaux. L’annonce concerne tant les particuliers que les entreprises. « Nos services travaillent au recouvrement des nombreuses créances liées aux factures impayées et à la lutte contre les fraudes », lit-on dans le communiqué. Elle ajoute par la suite que, dans l’optique d’aboutir à l’établissement d’un échéancier, ses services cherchent tout d’abord à dialoguer et négocier avec les abonnés. « La Jirama envisage d’éventuelles coupures et des poursuites judiciaires uniquement lorsque nos relances restent sans réponse ou lorsque les accords ne sont pas respectés », souligne-t-elle. Dans une rencontre avec la presse au mois de mai, des responsables au sein de cette société ont laissé entendre que dans tout Madagascar, des milliards d’ariary restent encore à recouvrir.

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Mécontentement de la clientèle

Des grognes s’entendent, mais au rythme où vont les choses, elles ne risquent pas de se dissiper de sitôt. Les abonnés se plaignent surtout pour le fait que la Jirama, la société d’Etat de distribution d’eau et d’électricité, est intransigeante quant au payement des factures. « Les coupures sont fréquentes, endommageant nos matériels ménagers et de travail. Mais de son côté, la Jirama ne veut faire aucune concession », se lamente Jules Rakotoarison, propriétaire-gérant d’un multiservice informatique à Ambohimanarina.

Des excuses politiques

Mais il y a aussi ceux qui trouvent un lien entre cette menace de poursuite judiciaire à la fermeture de l’usine Tiko AAA à Andranomanelatra-Antsirabe. Ce serait juste un moyen pour la Jirama de montrer que l’affaire Tiko n’a pas de dessous politique. « Si la Jirama ne visait pas personnellement la société de l’ancien président Marc Ravalomanana, elle aurait publié ce communiqué il y a au mois un mois. L’excuse est bidon », estime la présidente d’une association contre la fermeture de cette usine agroalimentaire.



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