EN CE MOMENT : Coronavirus Covid-19 Liberté d'expression Tsaradia

La Commune Urbaine d’Antananarivo défie le syndicat des taxis villes

| 14 septembre 2017 à 04:23 | mis à jour le 14 septembre 2017 à 04:30 | Société
taxi antananarivo

L’affaire semble être scellée. La situation ne semble plus pouvoir s’arranger entre le syndicat des taxis villes et la CUA suite à la décision du premier adjoint au maire.

Décision irrévocable

« La commune urbaine d’Antananarivo ne reviendra pas sur sa décision ». Ce sont les propos d’Emilien Ramboasalama, premier adjoint au maire de la Commune Urbaine d’Antananarivo, concernant le transfert de gestion du centre de contre visite à la société Omnium de Maintenance des Véhicules de Transports (OMAVET). « Si le syndicat des taximen veut se protester en se mettant en grève, c’est son droit le plus absolu », précise-t-il en faisant l’état de la situation actuelle sur l’affaire centre de contre visite lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville Analakely hier.

Ce responsable annonce que « les propos de la présidente du syndicat des taxis villes, Clémence Rahariniaina, arguant que la société OMAVET est régie sous le statut de société privée sont faux ». Ainsi, « la décision concernant le transfert de gestion du centre de contre visite à la société OMAVET serait prise et irrévocable » selon toujours les dires du premier adjoint au maire. « Et que les premiers contre visites effectuées par celle-ci se feront à partir du mois de janvier 2018 ». Profitant du point de presse, Emilien Ramboasalama a tenu à porter quelques lumières sur quelques points-clés concernant l’affaire.

A lire également :  Tourisme - ORTANA : 18 nouvelles randonnées au programme

OMAVET, une ramification de la CUA

Emilien Ramboasalama a appuyé le fait que « la société OMAVET n’est pas une société privée ». L’idée est de déconcentrer les services effectués à Antsakaviro afin de faciliter le travail, explique l’Adjoint au maire avant d’ajouter « ce n’est autre que le personnel de la CUA qui va assurer les services de contrôle de légalité auprès de la Société ». Et d’enchérir que la décision qui a poussé la commune urbaine d’Antananarivo à céder la gestion du centre de contre visite à la société OMAVET « a été motivée par la volonté de mettre en place un changement positif dans le transport urbain de la capitale ». Une volonté placée sous réserve par les membres du syndicat des taxis villes qui voient en la décision de la commune « un moyen malsain qui sent la concurrence déloyale ».

Par ailleurs, le premier adjoint au maire de la capitale malgache a également profité de l’occasion pour rappeler que « la fixation du syndicat sur la règle des 104 points n’est que pure désinformation pour troubler l’ordre public ». « L’arrêté municipal 784-CUA/M/1AAM.16 qui a instauré cette règle a été abrogé par un autre arrêté municipal portant numéro 877-CUA/M/CAB.16 » a enchéri Emilien Ramboasalama. Sorti de son silence, le message de la CUA, claire, semble être un défi lancé à l’endroit des membres du syndicat des taxis villes de la capitale.

0 Partages
Dans le même sujet :
À lire sur lactualite.mg