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José Andrianoelison : Le « teny nierana » devra être à la base de la gouvernance

| 31 octobre 2018 à 23:14 | Politique
jose kely
« Il est temps que les Malgaches se ressaisissent », souligne le candidat N°15

José Andrianoelison, le candidat N° 15 à l'élection présidentielle, lors d’un entretien à cœur ouvert, a rappelé son parcours. Il a également expliqué comment il voit Madagascar ainsi que ce qu’il espère pour l’avenir du pays.

  • Quelle est votre situation familiale ?

Marié à Ony Andrianoelison née Rabemanantsoa, père de 3 « garçons » de 21, 23 et 25 ans.

  • Où avez-vous fait vos études et quelle est votre formation ?

Études primaires et secondaires à l’école publique à Antananarivo

Études supérieures à Paris à l’Ecole Polytechnique et à l’Ecole Nationale du Génie Rural des Eaux et des Forêts.

Formation d’Ingénieur.

  • Quel métier exercez-vous ?

Consultant. Représentant du bureau d’études SOFRECO (Ingénierie, Conseil, Formation). Société Française de Réalisation d’Études et de Conseil

  • Où habitez-vous actuellement ?

Dans le fokontany d’Ambohibao (secteur : Antetezana), dans la commune de Bongatsara, district d’Antananarivo Atsimondrano.

  • Depuis combien de temps vivez-vous sur place ?

Depuis février 2015 après un « exil » en France à partir de 2002. L’administration malgache n’a pas été autorisée à renouveler mon passeport pendant les mandats de Marc Ravalomanana.

  • Dans quelles circonstances avez-vous quitté Madagascar?

Lors des événements qui ont émaillé la crise post-électorale, mon domicile a été saccagé par une foule de « partisans » de Marc Ravalomanana le 8 avril 2002. Ma famille et moi, nous nous sommes réfugiés à Toamasina avant de partir pour la France en 2002. Je suis personnellement parti sur un bateau de pêche vers la Réunion.

  • Quelles ont été vos toutes premières impressions en rentrant ?

Je ne suis rentré qu’à la fin du premier trimestre 2009 lorsque la validité de mon passeport a enfin été renouvelée. L’impression générale à mon arrivée à Toamasina a été celle d’un développement certain, mais un peu chaotique et profondément inégalitaire.

  • Quelles sont pour vous les différences fondamentales entre Madagascar d’aujourd’hui et celle d’il y a 20-30 ans?
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Dans les années 1990, Madagascar et les Malgaches s’engageaient avec confiance vers un avenir démocratique et libéral, nous sommes actuellement en train de déchanter puisqu’il y a loin entre les espérances d’une vie plus libre et accomplie et la situation de détresse actuelle. Situation d’autant plus inacceptable pour l’ensemble de la population que nous nous retrouvons avec des inégalités consolidées, une dépendance extérieure renforcée et un délitement du tissu social. Le souci de liberté d’ouverture au monde et de progrès a laissé place au règne tout-puissant de l’argent-roi qui sape de manière insidieuse la cohésion de la Nation.

  • Et comment voyez-vous l’avenir du pays?

Madagascar est perçue comme étant une terre d’opportunités pour tous, pays voué à une « émergence » économique prochaine qui serait source de bien-être pour les Malgaches. Les potentialités du pays permettraient certes une telle éventualité si nous décidions de forger l’avenir de Madagascar comme terre d’opportunités, d’abord pour ses habitants pour répondre à leurs besoins fondamentaux. L’avenir des Malgaches est de redevenir maîtres de leur destin et aptes à intégrer le pays dans l’évolution du monde sans pour autant renoncer à leurs valeurs (solidarité et respect de la liberté individuelle) et sans être contraints à quitter (ou à nuire) à leur cadre de vie.

  • Quel est le message que voulez-vous passer?

Il est temps pour nous tous de nous ressaisir et d’admettre que pour redevenir maîtres de nos destins individuels il est plus que nécessaire de chercher à être maître de notre destin collectif. Cela passe par une gouvernance basée sur le « teny nierana »  avec une phase obligatoire de redressement, cela passe aussi par la promotion d’un consensus agissant sur les sujets les plus fondamentaux : sécurité, éducation, santé, ressources naturelles…

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Propos recueillis par N. Randria

 

Et comme c’est un entretien à cœur ouvert, le candidat N° 15 a bien voulu répondre à un questionnaire plus intimiste, afin que les lecteurs puissent cerner la véritable personnalité de José Andrianoelison.

  1. Votre mot préféré ?
    Sincérité
  2. Le mot que vous détestez ?
    « eo ho eo » (à peu près)
  3. Le son, le bruit que vous aimez ?
    le bruit de l’eau qui court dans une rivière ou un canal
  4. Le son, le bruit que vous détestez ?
    la sonnerie du réveil, d’habitude j’émerge de mon sommeil avant l’heure programmée 
  5. Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?
    Il y a longtemps que mon entourage ne m’a pas entendu lâcher de jurons en chapelet, maintenant et rarement « merde » (en français) ou « legôna » (malgache)
  6. Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque ?
    Gisèle Rabesahala, Professeur Ratsimamanga, Monja Jaona
  7. Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ?
    Médecin : J’aurais été un  très mauvais soigneur face à la souffrance j’ai tendance à faire parler mon cœur plutôt que ma raison
  8. La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ?
    Je ne crois pas à la réincarnation, mais je me verrais bien en oiseau
  9. Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire ?
    Dieu existe, à ma mort je souhaite surtout être admis éternellement en sa présence directe. Cela passera sans doute par des mots de sa part pour pardonner certains de mes actes.
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