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CFM et Réconciliation nationale: La démarche reste problématique

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Maka Alphonse, le président du CFM. (photo archive)
Par le 18 octobre 2017 à 22:32

Le Conseil pour le Fampihavanana Malagasy (CFM), chargé de conduire le processus de réconciliation nationale selon les concepts de la vérité, d’amnistie, de pardon et de réconciliation nationale entend mener une campagne de réconciliation qui sera initiée auprès des communautés locales, c’est-à-dire à la base. Cependant, la démarche choisie par cette entité pacifiste reste problématique.

La passation de service entre le nouveau président du Conseil pour le Fampihavanana Malagasy (CFM), Alphonse Maka, et du président de l’ancienne entité de réconciliation, le Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy (FFM), le général Sylvain Rabotoarison, s’est tenue ce mercredi 18 octobre 2017 à Antaninarenina.

«Le leitmotiv du CFM est d’instaurer une stabilité politique, économique et sociale pérenne à travers une refondation de la nation au niveau des bases» a affirmé, le président du CFM. En effet, selon les responsables de cette entité, le CFM a pour mission de soigner et guérir les blessures individuelles et collectives pour renforcer l’unité nationale. Dans l’avenir il faut que le peuple puisse relever ensemble le défi du développement du pays.

Après l’élection du président et des membres du bureau du CFM, le week-end dernier, la prochaine étape sera la sensibilisation de tous les acteurs – autorités et citoyens – sur la loi régissant la réconciliation nationale. Il s’agira par ailleurs de recueillir les attentes de la population par rapport au processus. L’entité de réconciliation entend par là, « crever l’abcès », en essayant d’identifier les sources des faits qui ont laissé des séquelles sur l’unité nationale.

Réconciliation effective

En tout cas, la démarche d’une réconciliation nationale effective ne fait pas l’unanimité. Ce, sans s’étaler sur les débats sur la question d’indépendance du CFM, dont l’enjeu est la forte présence de l’exécutif à travers le tiers des membres. En effet, des entités comme l’ex-mouvance Zafy Albert et le Rassemblement des Fédéralistes de Madagascar (RFM) ont toujours suggéré l’adoption d’une constitution, garante d’un développement équitable et équilibré. Ce, afin de choisir la forme d’Etat  la mieux adaptée pour le pays (Etat unitaire, Etat fédéral, monarchie…). Par ailleurs, d’autres encore, plus exactement, le Parti Libéral Démocrate (PLD) prône la réconciliation économique à travers une «justice distributive». Etant convaincu que la mauvaise gestion des biens et deniers publics est à l’origine de la pauvreté et des crises cycliques dans le pays, ce parti aspire à ce que tous les biens mal acquis soient récupérés pour être investis dans les projets de développement de base. Et enfin, des partis de l’opposition, dont Tiako i Madagasiakra (TIM) ou le groupement MAPAR, ont depuis le début remis en cause la loi sur la réconciliation nationale en craignant les calculs politiques susceptibles d’exclure certaines personnalités lors du prochain scrutin présidentiel.



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