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Décès d’un ex-Président : Albert Zafy n’est plus

zafy albert
Par le 13 octobre 2017 à 22:38

Troisième président de la République de Madagascar, le professeur Albert Zafy a été parmi ceux qui ont voulu apporter un changement radical dans la façon de gouverner le pays. Mais, incompris ou mal compris, ce fin chirurgien de métier qui a voulu disséquer à sa manière les principes coutumiers de ces prédécesseurs a fini par incommoder les autres politiques. Jusqu’à sa mort, il n’a cessé de prôner l’idée de réconciliation nationale que les instances internationales ont reconnue comme étant l’issue idoine pour sortir le pays de la crise.   

L’ancien Président de la République de Madagascar – de 1993 à 1996 – le professeur en médecine Albert Zafy, a trépassé ce jour 13 octobre 2017, vers 12h30 AM, dans un hôpital de St-Pierre, à La Réunion. Son fils a annoncé cette nouvelle qui a été relayée par la suite, par la Présidence de la République via twitter.

Le professeur Albert Zafy  avait 90 ans. Suite à un AVC, il a été emmené d’urgence à la Polyclinique d’Ilafy, avant d’être évacué vers la Réunion où il a été admis dans un hôpital à St-Pierre. Il devait subir une intervention chirurgicale ce matin même, mais le sort a devancé ce dessein humain et l’a emporté.

Né le 1er mai 1927, ce médecin de formation a effectué ses études en médecine à Montpellier, puis à Paris, France, où il a atteint le summum des cursus dans cette filière, l’agrégation, et devient ainsi professeur en médecine. En sus, il a tâté les filières mathématiques et sciences physiques dont il a respectivement décroché des licences.

Sur le plan politique, Albert Zafy, surnommé « chapeau de paille » du fait qu’il portait en permanence cet accessoire symbolique de son sens de l’humilité, a été vu comme étant le père de la démocratie à Madagascar. Pour marquer son entrée sur l’échiquier politique, en 1988, il a créé le parti Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD).

La démocratie et le consensus comme mot d’ordre

Durant son mandat à la tête du pays, il a instauré un régime démocratique et consensuel. Dans ce sens, avec d’autres partis politiques, il a institué la « Force Vive Rasalama ». Un parti qui a eu comme première initiative de jeter aux oubliettes le régime socialiste et d’élaborer une nouvelle Constitution. En septembre 1996, Albert Zafy a été destitué du fait d’une motion d’empêchement  votée positivement contre lui par l’Assemblée nationale.

Quelques mois après, le 31 janvier 1997, il a été battu à l’élection présidentielle par son prédécesseur Didier Ratsiraka qui a changé de fusil d’épaule en prônant l’humanisme écologique afin de reprendre les rênes de la Nation. 4 ans plus tard, en 2001, Albert Zafy s’est de nouveau porté candidat pour prétendre au trône de la Nation. Mais, battu aux suffrages par son prédécesseur l’amiral Didier Ratsiraka, il a fini à la 3e place, et a décidé d’ériger un mouvement d’opposition au régime : le Comité de réconciliation nationale ou CRN.

Son régime a surtout été marqué par sa tentative de procéder à la réconciliation nationale, qu’il voyait comme étant la seule issue pour sortir Madagascar de la crise. Durant le régime de Andry Rajoelina qui a accédé au trône national en mars 2009, après avoir détrôné Marc Ravalomanana, Albert Zafy était parmi la minorité de politiciens qui n’ont pas adhéré à la cause de ce nouveau président.

A rappeler que durant le régime de transition, de 1972 à 1975, après la démission de Philibert Tsiranana de la présidence de la République, Albert Zafy a été ministre de la Santé et des Affaires sociales sous le pouvoir du général Gabriel Ramanantsoa. mis à profit son talent de professeur d’université. Cet homme politique a surtout été connu pour son franc-parler et par sa fermeté dans ses décisions.



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