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Pôle anti-corruption : Une lutte acharnée à prévoir ?

| 9 octobre 2017 à 22:01 | mis à jour le 10 octobre 2017 à 08:47 | Politique
Pole anticorruption

Le Pôle Anti-Corruption (Pac) remplacera la Chaîne pénale anti-corruption, dont les moyens et les compétences ont été jugés limiter. Pour sa branche administrative et juridictionnelle, pour Antananarivo, l’appel à candidatures a été lancé du 1er au 30 avril dernier. Mais à cause d’une insuffisance de candidature remplissant le profil de magistrat de premier grade avec vingt années d’expérience, un deuxième appel à candidatures a été ensuite lancé.

Initialement, prévu être opérationnel au mois de septembre, le PAC Antananarivo devrait être fonctionnel en décembre prochain. La sélection des juges appelés à siéger au sein de cette juridiction a été effectuée après une procédure de sélection rigoureuse menée par un comité chargé de recrutement. Le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), chargé de nommer en dernier ressort les juges qui siégeront auprès du PAC pour un mandat de quatre ans renouvelables, sera en réunion dans les prochains jours.

Par ailleurs, avant leur prise de fonction, les magistrats nouvellement nommés devront encore suivre une formation de renforcement de capacité.

Opérationnel en décembre

Dotée d’une base légale solide, en particulier la loi 2016-021 du 22 août 2016 et spécialisée dans les affaires de corruption, des infractions économiques et financières, le Pôle Anti-corruption répond à une nécessité de créer une juridiction plus forte, plus indépendance et décentralisée. Les innovations apportées portent notamment sur le renforcement des compétences et des moyens, le statut aménagé pour son personnel, la spécialisation des fonctions des magistrats ainsi que la délocalisation géographique par rapport aux juridictions de rattachement.

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En tout cas, nombreux observateurs attendent avec impatience les actions du PAC, attendues être décisives dans la lutte contre la corruption. La semaine dernière à Antalaha, quatre prévenus dans une affaire de corruption et de trafics de bois de rose ont bénéficié d’une liberté provisoire. Ce procès a remis sur le tapis les débats liés à l’urgence de l’installation du PAC.

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