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Conjoncture: le Sefafi dénonce une incertitude générale de la population

sefafi
Par le 13 décembre 2017 à 12:26

L’Observatoire de la vie publique ou Sefafi n’a pas mâché ses mots quant à la conjoncture actuelle. Ce, en constatant une incertitude générale de la population sur les affaires nationales.

L’absence de transparence sur la préparation des élections, l’échec du régime dans la lutte contre l’insécurité et la défaillance de la Justice, ainsi que la pauvreté. Tels sont les points marquant de la déclaration du Sefafi, datant du 9 septembre dernier. Alors que pour les tenants du pouvoir, l’achèvement du nouveau code électoral est actuellement la seule priorité, cet observatoire partage les avis de ses pairs au sein de la société civile.

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Il voit un flou sur le déroulement des élections, leur date et leur cadre juridique. Ce qui empêche les différents acteurs de se préparer sereinement à ces scrutins. Ce qui remet, ainsi, en question le processus participatif prôné par le pouvoir. « Toutes ces manœuvres dilatoires annoncent une période électorale de tous les dangers. Le pouvoir s’obstine à vouloir contrôler le scrutin à tout prix, tout en tenant un discours d’ouverture contraire à l’action gouvernementale », dénonce le Sefafi.

Crever l’abcès

Aussi, cette société civile crève l’abcès concernant la recrudescence de l’insécurité et le dysfonctionnement de la Justice. « Le pouvoir a-t-il la volonté de s’attaquer aux véritables causes de l’insécurité et de l’injustice ainsi qu’aux réseaux qui les génèrent (…) », interpelle-t-il. Ce, avant de préciser que, faute de véritable ouverture de la part des pouvoirs publics, les organisations internationales et les associations de défense de droits de l’homme se sont saisis des cas les plus emblématiques, à savoir celles de Claudine Razaimamonjy et son beau-frère Riana Andriamandavy VII, le directeur de la Radio Jupiter, Fernand Cello et surtout, le drame d’Antsakabary. « Mais les tergiversations autour de ces affaires, dans lesquelles sont impliqués des proches du pouvoir, font douter de la détermination des responsables concernés », lit-on dans le communiqué.

Des inaugurations non pertinentes

Aussi, le Sefafi attire l’attention sur les impacts des financements et en particulier de la Conférence des Bailleurs et des Investisseurs de Paris en 2016, notamment sur l’amélioration des conditions de vie de la population qui s’engouffre davantage dans la pauvreté. Tout en s’interrogeant sur les bénéfices de nombreuses exploitations minières aux régions où elles sont présentes. « A cet échec global s’ajoute de sérieux doutes de l’avenir. Le Président de la République procède à d’innombrables inaugurations, sans que jamais soit posée la pertinence des ouvrages inaugurés », souligne également le Séfafi qui aspire plutôt à des infrastructures impactant sur la lutte contre la pauvreté notamment la construction de nouveaux usines, de nouveaux hôpitaux et de logements sociaux.



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