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Présidentielle de 2018 : plus jamais, le « ni…ni »

Ambassadeur des Etats-Unis à Madagascar
La communauté internationale a toujours joué un rôle déterminant dans les processus électoraux de la Grande Ile.
Par le 9 décembre 2017 à 17:42

A l’approche de 2018, la Communauté internationale montre son souhait de la tenue d’une présidentielle libre et dénuée de toutes forme d’exclusion de candidats. Plus de « ni…ni » ?

« Les Etats-Unis maintiennent leur engagement à aider la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) et le Gouvernement malgache. Nous voulons nous assurer que les élections de 2018 soient libres, impartiales, inclusives, et reflètent véritablement la volonté du peuple malagasy »,  a affirmé ce jeudi hier, 7 décembre, Robert T. Yamate, ambassadeur américain. Ce, à l’occasion de l’annonce officielle de la contribution des Etats-Unis à hauteur de 1,2 millions de dollars à la caisse du Basket Fund pour couvrir tout le cycle électoral pour lequel les bailleurs ont promis au total 12 millions de dollars.

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En effet, un des critères est que le candidat ne doit pas avoir de dossier de condamnation pénale, pour délit ou crime. Ce qui revient à examiner le cas de l’ancien Président Marc Ravalomanana. Or, celui-ci martèle sa candidature à la prochaine présidentielle depuis son retour de son exil en Afrique du Sud, en 2014. Ainsi, e fondateur du parti Tiako i Madagasikara pourrait-il donc se libérer du « ni…ni », que la Communauté Internationale elle-même avait imposé en 2014 ?

Le pouvoir du peuple par excellence ?

« Laissons le peuple de décider de l’avenir du pays », a précisé le chef de la diplomatie américaine, quant à une éventuelle décision de Justice qui pourrait remettre en cause le dossier d’un quelconque candidat. Si une candidature devrait être irrecevable, pour une quelconque raison, que les Tribunaux s’expriment dès maintenant et mettent les choses au clair. « Il faut faire connaître cette décision dès maintenant, puisque, une élection libre et transparente est vraiment importante », a-t-il ajouté.

Des favoris inquiétés

Marc Ravalomanana, le Président déchu en 2009, a été condamné par défaut aux travaux forcés à perpétuité par la Cour criminelle ordinaire en 2010. Suite à la tuerie du 7 février, il a été accusé de meurtre et complicité de meurtre. Mais ses partisans et lui dénoncent un procès politique, pour ne parler que la violation flagrante des droits de la défense. «La réconciliation nationale est une alternative pour l’ancien chef d’Etat afin de bénéficier de l’amnistie », estime des analystes, mais beaucoup en doutent.

Mi-novembre, la disparition des bulletins des arrêts rendus par la Cour criminelle Ordinaire pendant les années de 2009 et 2010 dont les dossiers compromettants de l’ancien Président Ravalomanana, a suscité des polémiques. Pour l’avocate de ce dernier, maître Hanitra Razafimanantsoa, c’est juste de la mise en scène qui a pour objectif de diaboliser son client.

Ravalomanana bénéficie-t-il d’une protection américaine ?

Vu ces faits, il y en ceux qui se demandent si les Etats-Unis ne se rangent pas du côté du fondateur du parti Tiako i Madagasikara. Ce dernier, comme le monde entier le sait, a toujours entretenu de bonnes relations avec le pays de l’oncle Sam. En 2002, les USA étaient les premiers à reconnaitre le régime Ravalomanana.



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