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Présidentielle de 2018 : Les préparatifs dans un climat de méfiance

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Les partis politiques en concertation au siège de la Ceni. (© Mamy Randrianasolo / lactualite.mg)
Par le 7 décembre 2017 à 08:24

Les acteurs politiques affichent leur détermination à tenir des élections transparentes et crédibles lors de la présidentielle de 2018. Toutefois, force est de constater qu’à un an de l’échéance électorale, les préparatifs se déroulent dans un climat de méfiance.

Méfiants et vigilants. C’est ce qui résume la position actuelle des partis politiques en dehors du régime concernant le processus électoral et ce, à l’occasion d’un cadre de concertation avec la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) tenu ce mercredi 6 décembre 2017 à Alarobia, en vue d’aborder notamment les préparatifs électoraux. En gros, les partis politiques veulent s’assurer de la transparence des élections en mettant l’accent notamment sur l’effectivité de l’indépendance de la Ceni qui devrait être garantie par le gouvernement, de la fiabilité de la liste électorale, et surtout de la crédibilité du cadre légal des élections.

Quant à la révision annuelle de la liste électorale, les partis insistent sur l’objectif qualitatif, donc une liste complète avec des erreurs limitées, au lieu de l’unique objectif quantitatif de 10 millions d’électeurs (contre un chiffre de  9 222 918 d’électeurs inscrits à la clôture de la révision annuelle de 2016-2017).

En ce qui concerne le nouveau cadre juridique des élections, les partis politiques insistent sur la transparence et l’inclusivité. D’ailleurs, d’après les informations recueillies, la séance d’information sur le cadre légal des élections, prévu le jeudi 15 décembre à l’Assemblée nationale, consiste à exposer les grandes lignes des lois sur les élections et n’a rien à voir avec le nouveau Code électoral. Des partis à l’instar de celui de Tiako i Madagasikara (TIM) ont remis sur la table la question de neutralité des représentants de la Ceni au niveau des districts qui ne devraient pas avoir une coloration politique pour garantir leur indépendance.

Impuissante

Parallèlement à cela, la Ceni semble être impuissante face au gouvernement qui a son mot à dire à propos du processus électoral, ne serais-ce qu’à propos du calendrier électoral et de l’élaboration du cadre légal des élections. “La commission électorale travaille pour l’instant sur la base des lois en vigueur. Chacun a sa responsabilité : l’élaboration des lois relève du Gouvernement et du Parlement. L’entité électorale est seulement tenu à se conformer aux lois et se borne à avancer des suggestions en vue d’améliorer le processus électoral, et il appartient à l’exécutif de les apprécier »,  a affirmé sans ambages le numéro un de la Ceni, Hery Rakotomanana, concernant la non-inscription des nouveaux textes électoraux dans l’ordre du jour nouvellement adopté à l’Assemblée nationale. Par ailleurs, la détermination du calendrier électoral reste une prérogative gouvernementale, et pour la Ceni, celle-ci devrait être définie pour rassurer les acteurs politiques. «Notre leitmotiv est d’organiser des élections dans un climat apaisé, et il faut que l’intérêt du pays prime sur celui des partis politiques. La Constitution est claire là-dessus concernant la tenue des élections entre le 25 novembre et 25 décembre 2018 !», a précisé le numéro un de l’entité d’Alarobia.



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