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Amélioration de la pratique de la politique à Madagascar

| 2 octobre 2017 à 18:34 | mis à jour le 6 octobre 2017 à 21:40 | Politique
FES Madagascar

Les politiciens malgaches ont été toujours accusés – à tort ou à raison – de ne pas s’être préparés à gouverner le pays. Trente jeunes, engagés dans des partis politiques, ont reçu la semaine dernière leurs certificats, à l’issue d’une formation dans le cadre du programme Académie Des Partis politiques du Friedrich Ebert Stiftung (FES).

« Être dirigeant, ça se prépare. Mais pour la plupart des dirigeants qui se sont succédés il n’en est pas le cas » a tonné Mampionona Rabesolo, Secrétaire Nationale Adjointe du Parti Social-Démocrate (PSD), vendredi à l’hôtel Colbert à Antaninarenina, en marge de la remise des certificats de ces 30 jeunes ayant terminé leur formation en science politique. De ce fait, et faute d’idéologie bien fondée, nombreux « politiciens » se versent dans la politique politicienne.On ne doit ainsi s’étonner si le pays continue à s’engouffrer parce que la technique et la volonté manquent.

Il faut des décideurs ayant des bases académiques

« Il faut préparer des décideurs qui se basent sur des visions, des idéologies et des valeurs afin qu’ils puissent contribuer de manière effective au développement de leurs partis et bien évidemment à celui du pays », souligne Jean Aimé Raveloson, Représentant Adjoint de La FES. Les partis politiques devraient aussi avoir un ancrage dans la population et une idéologie à défendre. Toujours est-il que les intérêts à défendre par l’idéologie en question devraient être clairs et répondre aux besoins de la population.

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Place aux débats

Benjamin Ratiakavana du parti Malagasy Miara Miainga (MMM) et également un des participants au programme ADP n’est pas allé de main morte. « L’argent a toujours dominé les élections dans le pays », a-t-il dit, sans détour. Selon lui,les dirigeants devraient, avant tout, avoir la volonté de changer les mauvaises pratiques politique en mettant en place les balises nécessaires.

« Pourquoi ne pas renforcer les lois sur le financement des partis ? Il faut privilégier les débats et c’est aux électeurs de juger les candidats par les urnes », estime-t-il. Aussi, sans éducation appropriée des électeurs, il s’avère être difficile d’éliminer la mauvaise pratique politique.

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