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Pro-révisionnistes : « Laissons le débat avoir lieu »

| 28 septembre 2017 à 09:01 | mis à jour le 28 septembre 2017 à 15:17 | Politique
revision constitution

L’annonce d’une révision de la constitution continue de susciter des vagues. Après tant de réactions négatives, les « pro-révisionnistes », notamment, les parlementaires proches du régime essayent également de se faire entendre. 

Comme ses pairs au sein du parti Hery Vaovaon’i Madagasikara (HVM), le sénateur de Madagascaer, Zo Rakotoseheno soutient l’éventuelle décision du chef de l’Etat concernant un projet de révision de la constitution, en arguant sur la nécessité de la tenue d’une élection dans un climat politique stable. « Cette question a certes suscité des débats, mais c’est logique dans un pays démocratique. Le plus important est que chacun puisse s’exprimer à travers un referendum » estime t-il. D’ailleurs, selon lui, l’initiative de révision est un droit garanti par la constitution au chef de l’Etat et à l’Assemblée Nationale. « En fait, le chef de l’Etat a fait sortir le pays du gouffre dans lequel il se trouvait après une longue crise politique. Il n’a pas eu le temps de concentrer sur certaines dispositions sur les élections qui pourraient mettre en péril la stabilité », poursuit-il et ajoute que « La constitution présente nombreuses imperfections. La difficulté rencontrée dans la nomination du Premier Ministre n’est qu’un exemple parmi tant d’autres ». La faille de la Constitution qui pourrait entraver aux actions de développement du pays.

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Le choix au peuple

Le président de l’assemblée nationale, Jean Max Rakotomamonjy avoue ne pas s’opposer à un projet de révision de la Constitution votée en 2010. Il reconnaît, toutefois, ses imperfections et laisse le choix au peuple. « Que les débats s’ouvrent comme on voit dans les grands pays et ce n’est qu’après, on en tire des conclusions. Le peuple pourra s’exprimer au temps voulu si la révision de la constitution est jugée très utile pour le développement » a-t-il souligné.

Pour l’instant, le bureau permanent de l’assemblée nationale n’a pas reçu de directive concernant l’examen du projet de révision de la constitution dans l’ordre du jour de la seconde session ordinaire. Néanmoins, des sources avérées révèlent que les tractations ont déjà commencé dans les coulisses de l’hémicycle pour faire face à cet éventuel projet, afin qu’il ne bénéficie le soutien de la majorité des députés. Pour rappel, les OSC aspirent à une concertation nationale multi-acteurs si un projet de révision de la Constitution est jugé impérieux.

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