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Greffiers et magistrats : Les revendications sont loin d’être entendues

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Par le 26 septembre 2017 à 10:16 - mis à jour le 27 septembre 2017 à 09:18

La grève générale illimitée décidée par les greffiers et les magistrats vendredi dernier à l’issue de leur assemblée générale respective sera maintenue.

Un décalage entre les dires et les faits. La ministre de la Justice et Garde des Sceaux avait annoncé que les revendications du Syndicat des greffiers et celui des Magistrats de Madagascar (SMM) sont sur la bonne voie. Mais pour les deux syndicats estime que ce qui se passe actuellement est tout à fait le contraire. Sans détour, les greffiers et les magistrats pointent du doigt l’inertie de l’Etat. Concernant leur grève illimitée, ils annoncent que ce sont les autorités qui prennent en otage les usagers du service de ces magistrats et des greffiers. «Aucune discussion n’a eu lieu entre les deux syndicats et le ministre de tutelle. La grève est notre seul moyen de pression. Ainsi, tant que la Ministre continue à faire la sourde oreille, nous n’aurons d’autre choix que de continuer notre grève » a affirmé l’administrateur délégué du syndicat de greffiers, Alain Randriamaro.

Selon Tiaray Fanahimanana, membre du SMM, l’Etat peut prendre une arrêtée et un circulaire en une demi journée concernant leur requête. Mais la volonté semble faire défaut. Ce membre magistrat dénonce également la diabolisation comme quoi les magistrats font office de mercenaires politiques. « L’indépendance de la Justice qui est le leitmotiv des magistrats relève effectivement d’une question politique, mais dans le sens où elle appelle à la réforme du système judiciaire pour l’effectivité de l’Etat de droit » a-t-il ajouté.

Représailles

Les greffiers et les magistrats ne reculent pas malgré les représailles de la part des autorités. La menace d’arrestation de trois greffiers dans la région Sofia pour trafic d’armes a suscité l’indignation de leurs pairs. Pour le SMM, d’après toujours les explications de Tiaray Fanahimanana, le ministère de la Justice a fait venir dans la capitale les chefs de juridictions dans les régions pour boycotter la grève des magistrats. La balle serait ainsi dans le camp du Ministère – et de la Ministre en particulier.



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