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Trafic de bois de rose : «Appliquez la loi aux trafiquants ainsi qu’à leurs complices!»

bois de rose
Par le 23 septembre 2017 à 04:55

L’Alliance Voahary Gasy (AVG) ne mâche pas ses mots. Elle déclare que les dirigeants ne font pas preuve d’une détermination dans la lutte contre le trafic illicite de bois de rose.

Le sort de Madagascar concernant l’embargo sur l’exportation de bois précieux sera fixé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) au mois de novembre prochain. Suite à des affaires brûlantes sur l’exportation illicite de bois précieux, de bois de rose en l’occurrence, et devant lesquelles l’Etat semble impuissant, les sanctions risquent de tomber. La Grande-île a échappé aux sanctions de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), en s’octroyant un an de délai de grâce pour la concrétisation des recommandations, notamment l’application de la loi, le contrôle des stocks ainsi que la mise en œuvre des textes indispensables à lutte contre le trafic.

Tergiversation et défaillance dans la lutte

 « La répression présente des failles en matière de lutte contre les trafics de bois de rose» a déclaré hier, jeudi 21 septembre, le Président du Conseil d’Administration de l’AVG, Ndranto Razakamanarina. Cette entité qui œuvre dans la protection de l’environnement ne cesse d’exiger l’application de la loi aux trafiquants ainsi qu’à leurs complices. « Ce sont plutôt les activistes environnementaux qui sont victimes d’harcèlement de la part des autorités» regrette l’AVG.

Nombreuses affaires brulantes mais qui semblent être dorénavant étouffées mettent en doute la crédibilité des dirigeants. En guise d’illustration, les membres de l’AVG rappelle entre autres l’affaire Bekasy, celle de Clovis Razafimalala, de Raymond Mandiny ou encore la tergiversation du gouvernement sur le caractère légal ou illégal de l’exportation de 30 000 rondins de Singapour. « Pour cette dernière, l’Etat songe à leur rapatriement sans faire des efforts plus concluants en vue d’éclaircir cette affaire » explique Ndranto Razakamanarina.

Incinérer les stocks

En ce qui concerne l’intention du gouvernement de mettre en vente les stocks de bois de rose saisis, l’AVG estime que cette décision s’avère être délicate à l’approche de l’échéance électorale de 2018. Il serait mieux incinérer les stocks de bois de rose notamment pour remédier aux conflits d’intérêts qui en découleraient, vu la complaisance et la corruption qui règne dans ce secteur. «Une idée qui a été déjà avancé en 2008, a-t-on soutenu.



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