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Jouir des gains économiques et sociaux de l’intégration régionale

sadc
Par le 23 septembre 2017 à 04:51

Madagascar est membre de la Communauté de Développement d’Afrique Australe, la SADC, depuis 2005. Mais malgré la suspension en 2009, toutes ses missions restent mal connues de tous les Malgaches

« Comment Madagascar pourra jouir des bénéfices économiques et sociaux de l’intégration régionale ?» Telle est la principale problématique débattue à la Conférence nationale sur le Plan Indicatif Stratégique de Développement régional (RISDP de la SADC) initiée par le Mouvement Rohi à l’Hotel Carlton durant deux jours, avec le soutien financier de la SADC. En effet, la Grande-île est membre de plusieurs groupes régionaux – dont la SADC – mais n’aurait pas vraiment su profiter des opportunités que ces unions pourraient lui offrir. Le problème, c’est qu’on – même certains décideurs – méconnaît tous les volets de ces groupements. Dans le cas de la SADC, par exemple, elle est surtout connue pour son implication dans le processus de sortie de crise durant la Transition. Peu de gens connaissent son volet économique et social.

14 Priorités

Le RISDP, un cadre d’orientation à long terme (2005-2020) du programme d’action de la Communauté de Développement d’Afrique Australe énonce au total 14 priorités, notamment la réalisation d’objectif d’éradication de pauvreté,  l’inclusion sociale des femmes, la promotion des technologies pour relever les défis socio-économique, le développement durable, l’amélioration du climat de la conduire des affaires, la mise en place de centre de données régionales, la promotion de l’industrie, le développement des infrastructures, ainsi que l’élaboration de la vision 2050 de la SADC.

Besoins de développement

D’après Ndranto Razakamanarina, le président du conseil d’administration de l’Alliance Voahary Gasy (AVG), « C’est frustrant quand le rapport de la Banque mondiale signale la croissance économique de la Grande-ile alors que 92% de sa population s’engouffre dans la pauvreté ». Arijaona Andriamoraniaina, le directeur exécutif de MSIS TATAO et coordonnateur technique du mouvement Rohi a évoqué l’exportation brute de matières premières. «Il nous faut des valeurs ajoutées pour les matières premières. Il faut les transformer, non les vendre brutes» martèle-t-il.  Il s’agit, en fait, pour les participants, des représentants du secteur public, du secteur privé ainsi que de l’organisation de la société civile, d’élaborer une stratégie de développement qui répond aux besoins de développement de Madagascar et qui impacte sur les conditions de vie des citoyens. Une stratégie qui devrait également être alignée avec la vision mondiale de développement durable, la vision régionale c’est à dire celle de la SADC et enfin de la vision nationale, en l’occurrence le Plan National de Développement.



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