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Cycle électoral: Les législatives aux oubliettes

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Par le 7 novembre 2017 à 06:46 - mis à jour le 7 novembre 2017 à 06:54

Si pour la présidentielle, la date de 2018 a été confirmée, pour les législatives, c’est loin d’être le cas.

« L’année 2018 sera marquée par la préparation et l’organisation de l’élection présidentielle. Un budget de 40 milliards d’ariary y sera alloué » C’est ce qui a été annoncé dans l’exposé des motifs du projet de Loi des Finances Initiale (LFI) de 2018, lequel sera prochainement examiné à l’Assemblée nationale.

Un budget auquel s’ajouteront les 12 millions de dollars octroyés par les partenaires techniques et financiers dans le cadre du Basket Fund du Projet de soutien au cycle électoral à Madagascar (SACEM). En effet, nombreux observateurs s’attendent à la tenue d’au moins deux élections en 2018.

La fin du mandat pour les députés étant prévue en février 2019.  La communauté internationale dont l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a fait connaître ses avis y afférents. «Le problème est que le calendrier électoral n’est pas clair» a affirmé Jean Désiré Ranaivoson du parti Marina. Il faut donc laisser la Ceni définir le calendrier électoral. Ce qui constitue d’ailleurs l’une des préoccupations majeures du processus de révision de la loi électorale. L’idée est de confier au code électoral le soin de définir le calendrier pour toutes les élections a même émergé.

Par ailleurs, dans l’arène politique, si certains sont pour le jumelage des législatives avec le deuxième tour de la présidentielle, des entités politiques tiennent à ce que les élections partent de la base, c’est-à-dire au niveau des communes, voire des fokontany, bien que cette structure ne soit pas encore inscrite parmi les CTD, sauf si le référendum constitutionnel en vue de la modification du statut des fokontany se concrétise. A défaut de cela, il faudra organiser les législatives avant la présidentielle. A noter que le processus de jumelage est critiqué, car favorisant les candidats potentiellement présidentiables. Le cas de 2013 en est la preuve. «Mais pour remédier aux utilisations abusives des prérogatives dites « puissance publique », notamment, par le parti au pouvoir, il faut que le code électoral soit clair là-dessus» a-t-on soutenu. Pour rappel, le groupement Miaraka amin’i Prezida Andry Rajoelina (Mapar) qui a soutenu le président actuel est arrivé en tête à l’Assemblée nationale, et a été suivi de près par le parti Tiako i Madagasikara (TIM) et le parti Malagasy Miara Miainga (MMM).



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