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Gestion de la CUA : L’intervention de l’IGE et du Bianco, sollicitée

lalatiana ravololomanana
La conseillère municipale, Lalatiana Ravololomanana, à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Ivandry. (© Mamy Randrianasolo / lactualite.mg)
Par le 3 novembre 2017 à 19:31

Les conseillers municipaux,  issus de l’opposition ont pointé du doigt la gestion au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA). ET c’est ainsi que l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) et le Bureau Indépendant Anti Corruption (Bianco) est sollicitée.

«Corruption, gabegie, népotisme, détournement de deniers publics sont devenus monnaies courantes au sein de la Municipalité d’Antananarivo », a déclaré le jeudi 2 novembre 2017, la conseillère municipale, Lalatiana Ravolomanana, à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Ivandry. Suite à des enquêtes concernant huit directions parmi la douzaine existante, elle a révélé divers scandales liés à la gestion de la ville d’Antananarivo.

Il en est ainsi du détournement des recettes venant de l’ « opération permis de construire » initiée en 2016. En effet, la CUA a reçu plus de 3 000 dossiers pour un droit de 200 000 ariary par autorisation de construction, sans que les recettes y afférentes n’apparaissent dans le budget de 2017.

Par ailleurs, il y a également le problème des recettes issues de l’exploitation des parkings par la société Easypark. «La destination de l’acompte de 74% versé par Easypark à la CUA en 2016 (la CUA ayant droit aux 20% des chiffres d’affaires de la société Easypark) reste floue. En sus, les 30% restants, ainsi que la part de la CUA au titre de l’année de 2017 ont été déjà débloqués selon cette société privée. Mais alors, où est passé tout cet argent? », se demande Lalatiana Ravololomanana.

A tout cela s’ajoute la pratique courante du népotisme concernant l’attribution des appels d’offre relatifs à l’extension des marchés.

Rien ne va

« Rien ne va concernant la gestion de la CUA et le Conseil municipal n’est qu’une simple boîte aux lettres » a-t-elle précisé. Elle s’insurge, également par rapport au fait que les affaires publiques et celles du parti Tiako i Madagasikara soient mélangées dans le même panier. Pour illustrer, elle a fait allusion notamment à la présence permanente des députés élus sous les couleurs du TIM dans de nombreuses actions menées par la CUA. Pour cette conseillère, il n’y a aucune transparence dans la gestion de la CUA. «La privatisation de la gestion du Tranom-pokonolona par Bodo, une artiste de la campagne du couple Lalao Ravalomanana, a été initiée sans que les conseillers n’aient été mis au courant»  a-t-elle de plus ajouté.

La balle est dans le camp de l’Etat

En tout cas, l’exécutif de la CUA se dit être prêt à recevoir l’IGE et le Bianco qui ont été saisis sur l’affaire, pendant que les conseillers issus de l’opposition insistent sur le fait que la mauvaise gouvernance gangrène la Municipalité d’Antananarivo. La balle est, donc, dans le camp de la présidence de la République, qui selon la Constitution, dispose de l’IGE, une entité habilitée à résoudre ce problème de mauvaise gestion de la CUA.



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