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Révision de la constitution : Le régime Rajaonarimampianina sur les traces de ses prédécesseurs

fetison
Par le 20 septembre 2017 à 04:43 - mis à jour le 27 septembre 2017 à 09:10

Le débat sur la nécessité ou non de procéder à la révision de la Constitution est loin d’être fini. On assiste actuellement à une véritable guerre de communication entre les pours et les contre de cette intention du pouvoir en place.

Les réactions fusent

L’intention du régime Rajaonarimampianina de réviser la Constitution crée des vagues de réactions tous azimuts. Après les virulentes déclarations de nombreux partis politiques, des membres de la société civile, ainsi que des observateurs de la vie nationale, c’est au tour du parti Roso ho amin’ny Demokrasia Sosialy (RDS) de Fetison Rakoto Andrianirina de lancer un appel de détresse à l’endroit des tenants du pouvoir. Ce parti accuse le pouvoir actuel – de manière plus ou moins directe –de ne pas avoir su corriger les erreurs du passé en perpétuant les mauvaises pratiques de ses prédécesseurs : « de vouloir instrumentaliser et/ou de manipuler pour des motifs purement circonstanciels les institutions et de galvauder les normes et principes devant régir une démocratie, les rouages institutionnels et les mécanismes juridiques ». Des pratiques qui n’ont fait que fragiliser les institutions démocratiques au détriment de l’intérêt général.

« En conséquence, tout le processus démocratique est faussé, souvent dévoyé, et en tout cas rendu aussi instable qu’inopérant pour l’intérêt général et le service du peuple » a-t-on soutenu. En s’exprimant sur les enjeux politiques d’une éventuelle révision de la constitution, le parti RDS pointe du doigt la fébrilité du régime en place devant l’échéance électorale. Un geste qui peut être assimilé à un manque de confiance et donc, remet en cause la crédibilité et la légitimité du pouvoir en place.

Pierre angulaire

Du côté du parti HVM aucun débat sur ce sujet n’a été lancé jusqu’ici entre les membres du parti, selon le coordonnateur du parti dans la région Analamanga qui est maintenant sorti de son mutisme. Néanmoins, d’après ce baron du parti présidentiel, si la révision est dictée par une nécessité de développement du pays, il n’y voit aucun problème à s’y procéder. «La constitution est la pierre angulaire d’un pays puissant. Si elle présente des imperfections, il n’y a aucune raison à avoir peur de l’amender » a-t-il affirmé.

Abandonner l’idée

A l’occasion du déjeuner de presse à Iavoloha samedi dernier, le président de la République avait laissé entendre qu’il s’agit pour l’instant d’une simple intention. Mais selon lui, si tout le monde s’y oppose, il n’a pas peur d’abandonner cette idée. Il avait argué sur la nécessité d’une stabilité politique pérenne en modifiant notamment l’article 47 et le statut de fokontany en collectivité territoriale décentralisée (CTD). Jusqu’où ira ce régime, osera-t-il risquer la stabilité politique, son leitmotiv depuis 2013 ?



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