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Amélioration du cadre électoral : Les acteurs politiques sont sur leurs gardes

(© Mamy Randrianasolo / lactualite.mg)
Par le 27 octobre 2017 à 08:20 - mis à jour le 20 février 2018 à 15:28

L’atelier de restitution des travaux du Comité interministériel chargé de la révision de l’encadrement juridique du processus électoral à Madagascar a eu lieu ce jeudi 26 octobre à l’Hôtel Carlton à Anosy. Les acteurs politiques sont sur leurs gardes.

La réforme concerne notamment la loi organique n°2012-005 du 22 mars 2012 portant Code électoral; les lois organiques spécifiques se rapportant aux différents types d’élection; la loi n° 2015-020 du 19 octobre 2015 relative à la Commission Electorale Nationale Indépendante et la loi n°2011-012 du 9 septembre 2011 relative aux partis politiques.

En effet, il s’agit  d’avoir une législation électorale exhaustive et de qualité afin de garantir une stabilité politique durable à Madagascar. Pour l’Etat, privilégier le dialogue et la démarche participative, garantira la tenue des élections transparentes, crédibles et consensuelles. «L’adoption des textes ne devrait pas se faire à la hâte, la prochaine étape est d’adopter les textes au Conseil du Gouvernement et au Conseil des ministres, a indiqué le Premier ministre, Olivier Mahafaly Solonandrasana. Selon ses dires, le Comité interministériel s’est reposé dans la mesure du possible sur les recommandations de la Commission consultative. Parmi ces recommandations figure l’amélioration de l’indépendance de la Ceni, notamment sur le plan de la gestion financière et  de la définition du calendrier électorale par cette entité.

Inquiétudes

Sahondra Rabenarivo, de l’Observatoire de la vie publique (Sefafi) partage, toutefois, ses inquiétudes. Certaines propositions importantes ont été éliminées, à l’instar des trois phases, prévues avant les élections. La première, permettant aux candidats de préparer les élections, la deuxième, autorisant les candidats à faire une campagne plus large, une fois le décret de convocation des électeurs pris, et la dernière, celle de la campagne proprement dite.

La société civile met en doute la transparence. «Le tableau de synthèse  des améliorations apportées à l’encadrement juridique du processus électoral présenté par le Comité interministériel n’est pas précis. Il est dommage que la réforme électorale ne soit pas inscrite dans l’ordre du jour adopté le mercredi 25 octobre 2017» a-t-elle regretté.

Règles de jeu claires

Des politiciens tel que Pierrot Rajaonarivelo du parti MDM estiment qu’il est primordial que les règles de jeu en matière des élections soient claires. Selon ce dernier, la consultation démocratique est vraiment déterminante pour la garantie d’une élection crédible et transparente. L’ancien président de la République, Marc Ravalomanana et non moins, président national du TIM, insiste pour sa part sur la mise en place de pactes politiques entre les partis politiques avant les élections. En tout cas, la réforme devrait être adoptée par des parlementaires en toute connaissance de cause, car étant la garantie d’une stabilité politique pérenne.



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