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Politique extérieure : « Il faut mettre en place le Haut Conseil Diplomatique »

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Par le 18 septembre 2017 à 18:30 - mis à jour le 18 septembre 2017 à 18:31

Après une longue crise qui a paralysé aussi bien politiquement qu’économiquement le pays, les dirigeants actuels ont fait comme cheval de bataille la visibilité de Madagascar sur l’international, en prônant le concept de la diplomatie économique. Mais faute de politique extérieure claire, le pays ne fait que subir les évolutions incessantes des relations internationales.

Manque de vision politique extérieure

D’après le spécialiste en relations internationales, Julien Radanoara, une grande réforme diplomatique s’impose pour que le pays puisse tirer profit de sa place dans le concert des nations. Il avance la mise en place d’un Haut Conseil Diplomatique qui sera un cadre de débat pour tout ce qui concerne l’évolution des relations internationales : sur le plan économique, commerciale, politique, stratégique ainsi que sur le plan géopolitique. Il avance que le pays n’a pas de vision en matière de politique extérieure alors que pour les pays développés, celle-ci s’étale sur un long période de 20 ou 30 ans, voire plus.

« La politique extérieure basée sur la diplomatie économique prônée par nos dirigeants est copiée sur celle de la France sous l’ancien président français, François Hollande, alors que les deux pays n’ont pas les mêmes éléments géopolitiques et stratégiques. Madagascar est avant tout une ile» estime t-il. D’après toujours ses explications, les ambassadeurs joue un rôle très important dans le développement du pays. Mais faute de directive de la part du pouvoir central, ils échouent à leur obligation de résultat.

Coopération avec la Chine

S’agissant de la coopération florissante entre Madagascar et la Chine qui suscite des débats au sein de l’arène politique malgache voire dans le monde diplomatique, selon ce spécialiste, la grande ile a également intérêt à miser sur cette coopération bilatérale. Ce, vu la place de la Chine sur l’échiquier économique mondiale, un pays devenu une deuxième puissance économique mondiale. En effet, la Chine espère sa place à Madagascar, elle multiplie les clins d’œil. La donation de deux bateaux patrouilleurs dernièrement à Antsiranana, fruit de la coopération avec ce pays a fait couler beaucoup d’encre, notamment concernant les enjeux de cette coopération sur les relations de la grande ile avec les occidentaux. A côté de la dispersion de l’investissement chinois qui atteint des milliards de dollars dans le monde, ce pays représente un marché de milliards de consommateurs. Néanmoins, selon Julien Radanoara, des balises s’imposent. D’après ses dires, il appartient à l’Etat d’encadrer cette coopération par rapport aux orientations de la politique du développement du pays et à la question de souveraineté nationale. Il a également mis l’accent sur l’importance de la protection du marché et de l’industrie locale.



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