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Ceni : mainmise de l’exécutif sur le processus électoral

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Par le 15 septembre 2017 à 20:37 - mis à jour le 16 septembre 2017 à 16:58

«La Ceni peut se vanter être dans la bonne voie pour atteindre ses objectifs et défi, malgré les difficultés» lit-on dans la conclusion du rapport d’évaluation de la mise en œuvre du plan de travail pluriannuel 2016-2021 de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) pour la période 2015-2017.

Des grandes missions

L’accent a été mis sur trois points,  à savoir le renforcement de capacités de son personnel et toutes les parties prenantes aux élections, sur l’amélioration du cadre juridique des élections ainsi que sur  la mise en œuvre de la révision annuelle de la liste électorale connue sous le sigle de RALE. L’idée est notamment de pallier le vide juridique pour garantir le principe d’égalité des chances des candidats. À ce sujet, diverses questions délicates comme le financement des partis politiques ou la réglementation des fonds de campagnes ou encore la précampagne étaient longuement discutés par les parties prenantes dans le cadre du processus de refonte électorale. Par ailleurs, la Ceni entend remédier aux failles la liste électorale, sujette à controverse durant les élections organisées jusqu’ici. Ce, tout en visant le cap de 10 millions d’électeurs jusqu’en 2018 avec 9 222 918 d’inscrits lors de la révision annuelle de 2016-2017.

Corriger les erreurs

Organiser des élections crédibles, transparentes dont le résultat pourrait être accepté par tous est le leitmotiv de la (CENI). Son indépendance connaît toutefois, des limites. Selon son Président, Hery Rakotomanana,  l’indépendance effective de la Ceni sur le plan financier reste problématique. D’après ses dires, l’entité électorale dispose certes les moyens financiers nécessaires dans le Budget général de l’Etat, mais la gestion du fonds pose problème. «Les procédures de déblocage de fonds ne nous facilitent pas les tâches » a-t-il réitéré. Dans le Budget Général de l’Etat de 2017, au titre des dépenses de fonctionnement, une enveloppe de 9 358 110 000 MGA  dont 7 019 925 000MGA pour le fonctionnement courant et 2 338 185 000 MGA pour les charges liées à la révision, de la liste électorale a été allouée à l’entité électorale.

Son indépendance reste à trouver

D’après la présidente nationale du Parti Social Démocrate (PSD), Eliana Bezaza, la Ceni s’efforce de réclamer son indépendance et de promouvoir la démocratie. Mais dans la pratique, c’est une tout autre chose. « La Ceni propose ainsi des recommandations pour améliorer le processus électoral, mais n’oubliez pas que le dernier mot appartient au gouvernement. Nous avons vécu un antécédent concernant l’adoption du code de la Communication. Les informations à l’entrée ne correspondaient pas du tout aux informations à la sortie» a-t-elle soutenu. Par ailleurs, la définition du calendrier électorale en toute indépendance par la Ceni s’avère déterminante pour un processus électoral crédible. Pour elle, la Ceni n’a pas sa raison d’être si son fonctionnement est semblable à ceux du ministère de l’Intérieur qui a organisé auparavant les élections. Pour cette politicienne, garantir l’indépendance de la Ceni et donc, garantir une élection crédible est une question de volonté politique.



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