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Les Observatoires de la vie publique fustigent le projet de révision de la Constitution

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Les candidats ont jusqu'au 21 août pour déposer leur dossier de candidature auprès de la HCC.
Par le 15 septembre 2017 à 10:09

La révision de Constitution actuellement concoctée par le régime HVM ne cesse de défrayer la chronique. Ce jeudi 14 septembre 2017, les membres de la société civile – eux aussi – se sont aussi exprimés.

Fronde de comités, associations et plateformes de réflexion

Chacun son tour. Après les déclarations virulentes de nombreux leaders politiques, à l’instar de Saraha Rabeharisoa du Parti Libéral Démocrate (PLD), Naivo Raholdina, député de Madagascar élu sous le drapeau du groupement Miaraka amin’i Prezida Andry Rajoelina (MAPAR) ou encore de l’ancien parlementaire Faharo Ratsimbahalison, le Sehatra Fanaraha-maso ny Fiainam-pirenena (Sefafi), observatoire de la vie publique, est sortie de son silence. Dans une déclaration commune, cosignée par le Groupement des experts nationaux (GEN), le Comité national d’observation des élections le (KMF-CNOE), le Club Développement et Ethique (CDE), Malagasy Miara-Mandroso Aron’ny Democrasia (Mamimad), le Cercle de réflexion des Economistes de Madagascar(Crem), le Cercle de Réflexion et Analyse de Bongolava(Crab), et l’Association Mamiko ny Taniko, ils critiquent fortement ce projet phare du régime en place.

Inutile, inopportun et dangereux

Ces membres de l’organisation de la société civile vont jusqu’à qualifier ce projet d’inutile, inopportun, voire dangereux. «La nécessité de révision devra d’abord être jugée impérieuse» a tonné la déclaration. En effet, ces entités aspirent à l’ouverture d’un grand débat national pour tout projet de  révision de la loi fondamentale. Pourtant, selon les termes de la déclaration, le contexte actuel, notamment à cause des contraintes climatiques et temporelles, pose problème.

Instabilité politique

Pour les tenants du pouvoir et ses alliés, la décision est avant tout dictée par plusieurs paramètres, notamment la stabilité politique. Mais le Sefafi et ses fédérés ne partagent pas cet avis. Pour eux, ce projet de révision de constitution fait à la hâte pourrait être source d’embrouillements. Ils exigent l’application des lois pour les prochaines élections. D’ailleurs, ce projet est contraire aux principes directeurs qui ont justifié l’élaboration de la constitution de 2010, notamment le fait de «rendre plus difficile la révision de la constitution afin de corriger les erreurs du passé et à égaliser les chances des candidats ».

A cet effet, pour ces observatoires de la vie publique, il s’agit ni plus ni moins d’une manœuvre dilatoire de ce régime dicté par ses intérêts personnels, en l’occurrence pour permettre au chef de l’Etat – candidat à sa propre succession – de ne pas démissionner 60 jours avant le scrutin ou de rester à la tête du pays pendant la campagne et qui pourrait même aboutir au report du scrutin prévu 2018.  En outre, les Organisation de Société Civile ne sont pas allées par quatre chemins pour fustiger l’intention du régime d’ajouter le fokontany aux trois CTD, « une manœuvre de diversion pour amadouer l’opinion, a-t-on soutenu.



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