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Réconciliation nationale : L’indépendance du Conseil remis sur le tapis

| 13 septembre 2017 à 18:54 | mis à jour le 14 septembre 2017 à 04:16 | Politique
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Membres CFM - Photo archive

Les trente-trois membres du Conseil du Fampihavanana Malagasy (CFM) ont pris officiellement leurs fonctions ce mercredi 13 septembre 2017. Toutefois, l’indépendance de cette nouvelle entité de réconciliation nationale continue d’enfler les polémiques.

Du FFM au CFM, du pareil au même

Conseil du Fampihavanana Malagasy (CFM), c’est le nom de la nouvelle commission en remplacement au Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy (FFM). Ses 33 membres ont prêté serment ce mercredi 13 septembre à Anosy, Antananarivo. Sauf que cette nouvelle entité fait déjà l’objet d’une critique négative de la part des observateurs politiques et semble déjà perdre de leur crédit. En effet, comme son ainée, la FFM dont le bilan a été vivement critiqué même par laloi 2016-037 sur la réconciliation, elle semblerait ne bénéficier d’aucune indépendance même si son Président se veut rassurant. « Selon la loi, le CFM est indépendant et devrait être impartial. Elle traitera en toute indépendance tous les dossiers de demandes de réparations ou d’amnisties. Récemment, nous avons pu rencontrer le Président de la République et il nous l’a promis » a-t-il réitéré.

Les évènements de 2002 et 2009 sont concernés

Cette nouvelle entité entend, en effet, établir une atmosphère politique, sociale et économique sereine à travers les concepts de vérité, justice ainsi que pardon et amnistie. Ses interventions concernent les évènements de 2002 jusqu’à la fin de la Transition. Toutefois, le numéro un de la réconciliation nationale a mis en garde. Selon lui, il y a toujours un grand écart entre ce qui est écrit et ce qui est pratiqué. Le premier ministre, Olivier Solonandrasana Mahafaly qui a assisté à la cérémonie de prestation de serment s’en remet à la volonté politique des membres du CFM pour que ces derniers conservent leur indépendance vis-à-vis des éventuelles influences extérieures. «Le gouvernement ne s’immiscera pas dans les affaires du CFM. La mise en place de cette entité témoigne d’ailleurs la volonté du chef de l’Etat à garantir une paix durable à travers le processus de réconciliation nationale » a-t-il assuré.

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« Empêcher des adversaires de se présenter à l’élection de 2018 »

Par contre, pour les politiciens issus de l’opposition, l’indépendance du CFM n’est qu’un leurre. En effet, le président de la République influencera d’une manière ou d’une autre sur les décisions prises par l’entité de réconciliation nationale, ne serais ce qu’à travers son quota de nomination de onze membres. Pour les adversaires politiques du parti au pouvoir, le groupement MAPAR et le TIM en l’occurrence, une manœuvre politique se cache derrière la mise en place du CFM. L’objectif est ainsi d’empêcher certains candidats de se présenter à la présidentielle de 2018.

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