Lutte contre la malnutrition : Madagascar donne l’exemple

Publié par le 6 septembre 2017 à 12:33 - mis à jour le 7 septembre 2017 à 17:48
malnutrition

En tant que modèle à suivre, la Grande-île a suscité l’intérêt des participants de la semaine mondiale de l’eau à Stockholm. Madagascar a su combiner cette lutte à celle contre la malnutrition.

Modèle à suivre

L’expérience de Madagascar dans l’implication du secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène ou Wash dans la lutte contre la malnutrition a valu la reconnaissance du pays lors de la semaine mondiale de l’eau à Stockholm, Suède, du 27 au 1er septembre dernier. Représenté par Ambinintsoa Raveloharison, coordinateur national de l’Office National de la Nutrition (ONN), l’évènement était l’occasion pour la Grande-île de mettre en exergue les liens existant entre le secteur de l’eau et ladite lutte. En effet, l’intégration du triptyque Wash (eau, assainissement et hygiène) dans toutes les démarches de la situation nutritionnelle de la population. Ce qui devrait permettre d’améliorer la situation en matière de nutrition du Pays. Il convient, par ailleurs, de rappeler que de nettes avancées ont été enregistrées depuis quelques années. Les résultats des enquêtes démographiques et de santé 2008-2009 illustrent bien ce développement. Lesdits résultats ont démontré une baisse du taux de retard de croissance (comprise entre 50 à 56%).

Une lutte multisectorielle

La lutte contre la malnutrition prend en compte nombreux acteurs. Responsabilité de tout un chacun, elle requiert toutefois « une synergie des actions menées » pour une meilleure efficience. Le projet de mise en place d’un cluster Wash/Nutrition dans les mois à venir devrait faire avancer les choses. Composé par les divers acteurs œuvrant dans le domaine, ce cluster devrait coordonner et « harmoniser toutes les interventions du secteur Eau, assainissement et hygiène dans la lutte contre la malnutrition ». Et ce, afin de réduire de façon considérable le taux de malnutrition dans le pays. Ce qui se ferait par « une priorisation des types d’appui et d’intervention additionnée de la mise en œuvre d’actions concrètes » d’après le coordonnateur national de l’Office National de la Nutrition. Véritable obstacle au développement, la malnutrition provoque d’énormes pertes pour le pays, entre autres, « des retards de croissance entraînant un manque de ressources humaines productives, 10% sur les revenus des personnes adultes et enfin 3% des produits intérieurs brutes.

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