Employabilité des jeunes : L’UNESCO a la rescousse du MEETFP

Publié par le 27 septembre 2017 à 09:34
emploi madagascar

Les jeunes issus du système d’enseignement technique et de la formation professionnelle sont qualifiés d’incompétent dans les milieux professionnels.

Les jeunes malgaches sortant des centres ou instituts techniques et professionnels ne répondraient pas aux attentes du marché du travail. Cette observation a été tirée d’une mission d’identification effectuée par l’UNESCO au mois de mai dernier, dans le cadre du projet Bear II. Hélène Guiol, spécialiste à l’UNESCO à Paris, explique. « De nombreux centres rencontrés durant la mission d’identification ont remarqué que les jeunes issus des formations professionnelles n’ont pas de curricula » a-t-elle fait savoir avant d’ajouter par la suite que « la situation oblige les entreprises du secteur privé à les adapter pour qu’ils soient en phase avec les besoins du marché du travail ». Ce qui concoure à mettre en place une mauvaise image du système de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (ETFP) d’un côté mais surtout handicape les jeunes en quête de travail. La deuxième phase du projet Bear arrive donc à point nommé.

Un projet de cinq ans

Financé par la république de Corée, le projet Bear qui est actuellement à sa deuxième phase et dure cinq ans, cible cinq pays en Afrique de l’Est, dont Madagascar. Ainsi, cette deuxième phase vise à réformer le système ETFP dans la Grande-île. Ce qui devrait permettre une meilleure employabilité des jeunes, et par ricochet, faciliter leur intégration dans le milieu professionnel grâce à leur compétence et performance.  Pour ce faire, le projet tourne autour de trois axes principaux qui, à savoir le renforcement de la pertinence d’ETFP de la Grande-Île, la consolidation des programmes et des enseignants et enfin le raffermissement des images et de l’attractivité de la filière. Prenant comme secteur pilote le textile, l’habillement et les accessoires, le projet Bear II sera mis en œuvre en partenariat avec Ministère de l’Emploi, de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle. Ainsi qu’avec les entreprises du secteur privé et les organisations de la société civile.

Gap

L’inégalité d’accès de l’enseignement et de formation technique existe entre les jeunes malgaches. Pour ne pas citer que dans le secteur textile qui va de l’atelier familial à la chaine de production industrielle des zones franches, les chances des jeunes d’avoir des formations adéquates sont différentes. Propos confirmé par Hélène Guiot qui affirme que « les jeunes travaillant dans les zones franches peuvent bénéficier de formation pour le renforcement de leurs capacités afin qu’ils soient en phase avec les besoins du marché du travail, ce qui n’est pas le cas des les jeunes issus de l’atelier familial ». Ce qui rend important la problématique des curricula.

Il convient, en effet, de mettre en place un système permettant à tous les jeunes, qu’ils soient issus du système ETFP formel ou informel, de bénéficier de qualification leur permettant d’être reconnu. Ce qui devrait se faire d’après les dires d’Hélène Guiol par « une formalisation des places d’apprentissages  pour que le système d’enseignement dans les milieux de travail permettent d’obtenir des certificats et que les maitres d’apprentissages soient renforcer afin qu’ils puissent donner des compétences reconnues ».

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