Présidentielle – résultats provisoires : truqués, d’après le camp Andry Rajoelina

Publié par le 15 novembre 2018 à 12:08 - mis à jour le 16 novembre 2018 à 12:27
depute et senateur andry rajoelina
Les parlementaires, calculs à l’appui, ont démontré les erreurs sur les résultats publiés par la CENI.

Les députés soutenant le candidat N°13 Andry Rajoelina ont démontré que les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sont faux.

Branle-bas de combat au sein du QG du candidat N°13 en ce début de soirée du 14 novembre. En effet, après s’être désisté du suivi du comptage des voix auprès de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la veille, le camp de Andry Rajoelina, via les députés qui le soutiennent, ont apporté devant des dizaines de journalistes, nationaux et internationaux, les preuves irréfutables des anomalies qu’ils ont constatées sur les résultats publiés actuellement par la Commission électorale.

D’après le député élu à Sakaraha, le problème tourne autour du logiciel employé par la CENI pour traiter les résultats. Cet élu de se demander si ce n’est pas le même que celui utilisé au Gabon et au Zimbabwe. La CENI a ainsi été sommée de rendre publique la référence de l’appel d’offres qu’il a lancé pour choisir ce logiciel. « S’il y a eu un appel d’offres, qui est la société adjudicataire ? », a réclamé le député de Sakaraha.

Cette dernière a également tenu à préciser que les délégués du candidat Andry Rajoelina n’ont pas été autorisés à avoir accès aux données sources des résultats publiés par la CENI, alors que la loi n°020-2015 leur confère le même statut que celui dont jouissent les commissaires électoraux.

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Des erreurs de calcul

Pour sa part, le sénateur Lylison René de Rolland a détaillé les erreurs de calcul dans les procès-verbaux entre les mains de la CENI, notamment celles constatées dans les PV collectés à Mananjary, à Farafangana, à Bealanana et dans bien d’autres districts. « Ces erreurs de calcul font perdre des milliers de voix à Andry Rajoelina dans chacun de ces districts », selon les explications du sénateur.

Une autre anomalie dénoncée par le sénateur, malgré les énormes différences de voix constatées dans de nombreuses grandes villes de Madagascar, donc des villes à forte densité d’électeurs, le pourcentage attribué au candidat N°13 stagne.

Enfin et non des moindres, une situation qui corrobore les doutes des ces parlementaires sur les pratiques actuelles de la CENI, ces « inexplicables remontées » du nombre des voix des « petits candidats ». Selon la députée Marie Thérèse Volahaingo, le nombre des voix obtenues par ces candidats qui n’avaient pas d’affiche et qui n’ont pas procédé à une campagne électorale dépasse largement ceux des anciens Premiers ministres ou des ministres qui avaient pourtant fait usage de gros moyen pour convaincre l’électorat.

Toutes ces preuves en possession de ces parlementaires vont être apportées auprès de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) et ce sera à la HCC de trancher.

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