Loi électorale : adoptée sur un fond de contestation

Publié par le 3 avril 2018 à 23:31
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La séance plénière prévue ce 3 avril 2018 à l’Assemblée nationale pour le vote des projets de lois organiques concernant les différentes élections aura été sans surprise. Comme il fallait s’y attendre, tous les projets présentés par le gouvernement ont été adoptés… pratiquement sans aucun amendement.

Au moment du vote, les élus du MAPAR, du TIM et plusieurs indépendants ont quitté la salle, après avoir annoncé leur refus d’y participer. Motif évoqué : presque aucun des amendements qui ont été proposés, n’ont été retenus… ni même débattus avant cette mise aux voix, qu’il leur est donc apparu inutile d’y rester pour assister à un simulacre de vote auquel les députés pro-régime s’apprêtaient à le faire. Ces derniers députés qui ont séjourné dernièrement au Paon d’Or d’Ivato… « aux frais de la princesse » car, chuchote-t-on, outre leurs frais d’hébergement et de restauration, ils auraient (le conditionnel est de rigueur) également reçu une enveloppe à titre d’avance sur la somme qu’ils percevraient après le vote de ces lois électorales. On parle de quelques centaines de millions FMG au total pour chacun.

Simple formalité

Mais pour en revenir à la séance plénière, on notera l’habile manœuvre du président de l’Assemblée nationale Jean Max Rakotomamonjy qui, en dépit de l’insistance de nombreux députés sur l’effectif de ceux qui étaient présents lors de l’habituel appel de leurs noms au début de la réunion, n’a pas voulu le communiquer… arguant que ce nombre de députés présents sera annoncé au moment du vote. Ainsi et finalement donc, il n’y avait plus que les députés pro-régime qui sont restés dans la salle et sont passés ensuite à l’acte de concrétisation (ou de justification) de la consigne de vote qui leur aurait été donnée durant leurs vacances pascales, pour ne pas dire « royales », au Paon d’Or.

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Après ce vote, Jean Max Rakotomamonjy a annoncé la fin de la session et procédé aussitôt à la cérémonie de clôture de celle-ci. La balle est maintenant dans le camp de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) qui va statuer sur la constitutionnalité ou non des nouvelles lois qui viennent d’être adoptées. Mais tel qu’on la connaît, on pense déjà qu’ à ce niveau, ça pourrait être également une simple formalité, comme l’ont fait ces élus de la Chambre basse.

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