Andry Rajoelina : interdit de meeting à Mahajanga

Publié par le 30 mars 2018 à 21:35
andry rajoelina mahajanga

Ayant prévu de se rendre à Mahajanga, ce jour, 30 mars 2018, où il envisageait de poursuivre ses campagnes de sensibilisation de sa vision « Initiative pour l’Emergence de Madagascar » (IEM), l’ancien Président de la Transition Andry Rajoelina a été contraint finalement de remettre la partie ultérieurement. Et pour cause, son avion a été interdit de vol à la dernière minute, laissant ainsi ses partisans et la population de la ville des Fleurs sur leur faim.

De prime abord, il importe de souligner que cette descente semble avoir beaucoup gêné les pouvoirs publics qui ont ordonné, à travers la Préfecture de Police locale, l’interdiction du meeting prévu par le président du TGV-MAPAR avec la population. Un arrêté dans ce sens a été ainsi notifié aux organisateurs de la rencontre, lesquels ont aussitôt saisi le tribunal administratif de Mahajanga d’une requête aux fins de sursis à exécution de cette décision préfectorale… alors que deux jours auparavant, la même Préfecture n’y voyait aucune objection.

Statuant en référé, ledit tribunal administratif a rendu sa décision, donnant gain de cause aux requérants. Forts de cette décision de la Cour, les responsables locaux du TGV-MAPAR se sont tout de suite empressés de la faire connaître à la foule qui attendait en masse devant l’Hôtel de Ville, et d’annoncer ensuite l’arrivée imminente d’Andry Rajoelina à l’aéroport d’Amborovy et que ceux qui pouvaient s’y rendre pour l’accueillir devaient le faire au plus vite. Une invite qui n’a pas eu à être discutée, car aussitôt, cette marée humaine s’est ruée vers l’aéroport .

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Désagréable surprise

D’abord attendu à 15 heures, le vol qui devait amener Andry Rajoelina est annoncé débarquer à Mahajanga vers 16h30. Mais finalement, il n’en fut rien, car, selon les informations reçues, il aurait été ordonné aux autorités aéroportuaires d’annuler ce vol pourtant privé, car Andry Rajoelina et son équipe avaient prévu d’affréter un avion de la compagnie TOA . Ainsi, ces derniers n’ont pu rejoindre Mahajanga, car leur avion n’a pas eu l’autorisation de décoller d’Ivato.

Du côté de ladite compagnie, aucune explication plausible n’a été donnée au motif de cette annulation, sauf qu’il s’agirait, affirme-t-on, de raisons indépendantes de sa volonté. Soit, mais les observateurs avertis auront tout de suite compris qu’on a plutôt affaire à des raisons politiques, sinon, comment expliquer le fait qu’on ne l’ait annoncé qu’à la dernière minute. En tout cas, les « excuses » (si c’est le cas de le dire) avancées par TOA en disent long sur les pressions et/autres intimidations que cette compagnie aurait reçues.

Ainsi, les sympathisants du Président Rajoelina ont dû se rendre à l’évidence après cette désagréable surprise à laquelle ils ne s’attendaient pas, tandis que le maire de Mahajanga qui est un élu du MAPAR, n’a pas non plus trouvé les mots pour calmer les esprits déjà surchauffés par les événements de la matinée. Pour consoler la foule, il a demandé aux uns et aux autres de patienter en arguant : « La lutte continue, et nous n’en sommes qu’au commencement ».

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