Augustin Andriamananoro : « Pour une élection libre et inclusive en 2018 »

Publié par le 4 octobre 2017 à 19:02 - mis à jour le 6 octobre 2017 à 22:04
augustin andriamananoro

Andry Rajoelina figure parmi les candidats potentiels de la course à la présidentielle de 2018. Le groupement Miaraka amin’i Prezida Andry Nirina Rajoelina (MAPAR) tient à mettre les points sur les i.

« Cette présidentielle de 2018 devrait être libre et inclusive », déclare Augustin Andriamananoro, vice-président national du groupement Mapar (Miaraka amin’i Prezida Andry Nirina Rajoelina), en marge de la présentation des travaux de la commission consultative de proposition et de réflexion sur l’amélioration de l’encadrement juridique du processus électoral malgache,  ce mercredi 4 octobre à Alarobia. En fait, même la Communauté Internationale qui était pour le « ni…ni » en 2013 plaide actuellement pour le caractère inclusif et libre des prochaines élections. La situation en 2013 et celle en 2018 ne sont plus les mêmes.

Pour cet ancien ministre des Postes et Télécommunications et de Nouvelles Technologies et non moins directeur de l’Office Malgache d’Etudes et Régulation des Télécommunications (OMERT), le Commission Electoral Nationale Indépendant devrait être doté des moyens nécessaires pour l’effectivité de son indépendance vis-à-vis de l’exécutif. Toujours à ce propos, il avance à ce que la définition du calendrier électoral revienne à l’entité électorale.

Respect des lois en vigueur

Toutefois, cet homme politique estime que les lois en vigueur ne laissent pas l’égalité des chances des candidats. A ce sujet, il tient à ce que la liste des fonctions d’autorité publique concernée par la règle d’incompatibilité en cas d’une éventuelle candidature à la présidentielle soit définie à l’avance. « Selon l’article 46 de la Constitution, le Président en exercice qui se porte candidat  à sa propre succession démissionne de son poste 60 jours avant la date du scrutin présidentiel. Il faut le respecter » a-t-il martelé.

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Par ailleurs, il poursuit que seul le respect de l’Etat de droit permet de garantir la stabilité. Toute interprétation erronée de la loi n’est pas admissible. Concernant la révision de la Constitution, la question de statut de fokontany n’est qu’un prétexte, d’après lui. L’objectif du régime est, en fait, de maîtriser les élections, en usant des autorités de l’Etat afin de rester au pouvoir. « Le peuple a adopté cette Constitution avec 70% des voix et il n’accepte pas une telle manœuvre. C’est sur la base de cette Constitution que le chef de l’Etat actuel a été élu » conclut-il.

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