Réconciliation nationale : Les Zafistes roulent pour une refondation du système

Publié par le 8 décembre 2017 à 11:09
Les Zafistes
Les "heritiers" du Pr. Zafy Albert ont tenu un atelier à Ivandry, hier

Déjà opérationnel depuis la prestation de serment de ses trente-trois membres en septembre, le Conseil de Fampihavanana Malagasy (CFM), s’apprête à passer à l’action. Sauf que dans la haute sphère politique, la réconciliation nationale dans sa forme actuelle ne fait pas l’unanimité.

 

Mettre en œuvre une réconciliation qui pourrait garantir une stabilité durable, tel est le rôle essentiel du CFM, mis en place pour prendre le relais, après l’échec du FFM. Et cela à travers des concepts de la vérité, de la justice, du pardon et de l’amnistie en y incluant également la question d’indemnisation des victimes des conflits politiques ou historiques.

Toutefois, des acteurs politiques, à l’instar des héritiers de l’idéologie du Pr. Zafy Albert prônent une réconciliation initiée au niveau des fokontany. « La réconciliation actuelle est faussée. C’est l’Etat qui a nommé de façon directe ou indirecte les trente-trois membres du CFM » dénonce sans ambage Serge Zafimahova, du Club de développement et Ethique et non moins, ancien proche collaborateur du défunt Zafy Albert, ce jeudi 7 décembre à Ivandry.

Le FFKM dans la boucle

Serge Zafimahova ne mâche pas ses mots

Selon ses dires, différentes entités telles que la Conférence épiscopale ou le Conseil des Eglises Chrétiennes de Madagascar (ou FFKM) insistent sur cette forme de réconciliation commençant dans les quartiers. En effet, cela consiste à élire des présidents de fokontany. Des débats sur des thèmes précis comme le développement économique seront, par la suite, organisés avec la population locale. Puis après, ces présidents se réuniront au niveau des districts ou régions en vue d’élire leurs représentants au sein Comité National de Réconciliation appelé CNR.

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Développement et réconciliation

Il s’agit d’allier essor économique et réconciliation pour un développement harmonieux de Madagascar. Cela en vue d’une complémentarité entre les différentes régions de l’île et une politique économique adaptée au contexte local. Tout en instaurant la confiance mutuelle entre les dirigeants et la population. « Il faut cesser de brandir le spectre du tribalisme. La population qui s’engouffre dans la pauvreté n’y pense plus, mais ce sont les politiciens qui raniment cette histoire malsaine. Cette question devrait être discutée pour rendre effective la réconciliation nationale. Oter ce problème ne devrait pas être difficile. Malheureusement, il y a des personnes qui ont intérêt à ce que les Malgaches soient divisés. Ce qui fait que notre économie est une économie de guerre » regrette le bras droit du défunt père de la réconciliation.

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