Partis politiques : le problème d’éthique à l’origine de la pauvreté

Publié par le 7 décembre 2017 à 02:46 - mis à jour le 20 février 2018 à 15:12

La corruption concerne tous les secteurs, aussi bien les différents services de l'Etat que le secteur politique. Ce qui fait l'éthique politique une problématique à l'origine du cercle vicieux de la pauvreté.

 

« Ethique politique et lutte contre la corruption », tel est le thème de l’atelier de deux jours, initié par le PNUD (Programme de Nations Unies pour le Développement) qui se tient à l’hôtel Colbert à Antaninarenina les 6 et 7 décembre. Si un tel thème a été choisi, c’est parce que l’organisateur et ses partenaires estiment qu’il est impératif de « renforcer la démocratie interne des partis politiques et accroître leur crédibilité aux yeux des citoyens ». Il ne serait pas normal qu’un pays possédant de grandes ressources comme Madagascar puisse sombrer dans une telle pauvreté.

Concernant la corruption qui touche tous les secteurs et tous les niveaux, Violette Kakyomya, la Représentant résident du PNUD, a déclaré durant sa prise de parole qu’il est du devoir du gouvernement, des acteurs-clés de la vie politique et des parties prenantes à la consolidation de la paix à Madagascar de lutter contre ce phénomène social, politique et économique complexe. « Cela afin de ne pas laisser naître des sentiments de mécontentement, d’injustice et d’empêcher le déclenchement des troubles sociaux surtout à l’issue du prochain cycle électoral », a-t-elle annoncé.

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Depuis 2016, le Pnud organise une série d'ateliers d'interactif avec les partis politiques « dans le but de promouvoir un environnement propice au dialogue et un climat politique apaisé en vue des prochaines échéances électorales dans la perspective de mettre en place un code d'éthique et de bonne conduite des acteurs politiques ».

Immixtion des pays étrangers

« L'absence d'éthique politique résulte en partie de l'immixtion de la Communauté internationale dans les prises de décisions et les affaires internes de la Nation », a précisé Monja Roindefo, ancien Premier Ministère lors de la Transition et président national du parti MONIMA. Il a cité entre autres, le fameux Accord de Cotonou qui blâme des personnes, les accusant d’avoir renversé de manière anticonstitutionnelle, en 2009, le Président pourtant accusé de mauvaise gouvernance.

Des politiciens sans éthique

En évoquant l'éthique politique, le nomadisme politique est monnaie courante à Madagascar. Il y a des politiciens qui ont connus tous les partis au pouvoir qui se sont succédé, sans défendre une quelconque idéologie ou position politique. La Constitution de 2010 a tenté d'y remédier en prévoyant en son article 72 le mandat impératif des parlementaires, mais qui n'a, vraisemblablement, jamais été appliqué.

 

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