Elections à Madagascar: La position de la Communauté internationale se confirme

Publié par le 28 novembre 2017 à 06:12
AMBASSADEUR USA
La communauté internationale met la pression sur le gouvernement.

Alors que le pouvoir en place compte ne pas céder à la pression du groupe de Colbert, la Communauté internationale affirme sa position concernant le processus électoral. Et ce, en insistant sur une démarche inclusive et sur la tenue de la présidentielle en 2018.

Trois projets de loi organique, composant le cadre légal des élections, à savoir celui relatif au régime général des élections et des référendums, celui sur l’élection du président de la République, et celui concernant l’élection des députés, ont été adoptés lors du conseil des ministres décentralisé du week-end dernier à Mahajanga.

Des textes qui seront encore débattus lors du prochain conseil des ministres, donc, la date de leur soumission au Parlement reste incertaine malgré qu’il ait été avancé que les débats ne dépasseront pas une semaine.

Mais sur le terrain politique, le Comité de Vigilance Démocratique pour les Elections (C.V.D.E) regroupant plusieurs dizaines d’entités politiques, met la pression pour faire bouger les choses. En effet, à l’échelle internationale, les prises de positions se confirment, depuis les résolutions controversées du Parlement européen, jusqu’aux déclarations accablantes du haut représentant de l’Union africaine, Ramtane Lamamra qui a révélé un déficit de confiance et de dialogue concernant l’élaboration du nouveau code électoral.

A lire également :  Présidentielle Madagascar : Les observateurs de l’UE se disent satisfaits

Et ce lundi 27 novembre 2017, à Soavinandriana Itasy, le pays de l’Oncle Sam a tenu à enfoncer le clou. Ainsi, l’ambassadeur américain à Madagascar, Robert T. Yamate n’est pas allé de main morte pour inviter les autorités à prendre des mesures pour dissiper les incertitudes en privilégiant une démarche inclusive. «Il faut que les différents acteurs : l’État, la société civile, voire les médias, prennent leurs responsabilités pour aboutir à une élection crédible et transparente », a-t-il préconisé. L’ambassadeur de l’Union européenne Benedito Sanchez, à l’occasion d’une conférence organisée avec l’Union africaine, tenue à Andraharo, a appelé à un dialogue entre les parties prenantes.

Mot à dire à propos des élections

À l’instar de l’ambassadeur de l’Union européenne, le diplomate américain, après les polémiques suscitées par les déclarations du Parlement européen, a affirmé : « Certes, il n’est pas question ni de pression concernant le déroulement des élections à Madagascar, ni d’ingérence dans la conduite des affaires internes, mais la communauté internationale a toujours eu son mot à dire à propos du processus électoral. D’autant plus qu’ils sont des partenaires clés dans le cadre des préparatifs électoraux, notamment dans le cadre du Basket Fund », a-t-il déclaré. D’ailleurs, les pays étrangers ne sont autres que les architectes de la règle de « ni…ni » qui a empêché la candidature des anciens présidents de la République, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, lors de la présidentielle de 2013.

A lire également :  Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina : Un même objectif, mais des approches différentes

À l’Assemblée nationale, une réunion du Bureau permanent est prévue le lundi 4 décembre 2017 et d’après des indiscrétions, l’inscription de ces textes dans l’ordre du jour serait au menu. Mais l’on se demande si la pression des membres de la communauté internationale sur l’inclusivité du processus électoral en modifiera les lignes.

Sujets associés
Étiquettes : ,
Ajouter commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

50 Partages
Partagez
Tweetez
Enregistrer
Partagez