Election présidentielle : Le respect du calendrier électoral reste incertain

Publié par le 22 novembre 2017 à 13:08
CENI
(Photo archive)

Les suspicions des entités politiques fusaient de toutes parts après l’annonce d’une révision de la Constitution. Toutefois, rien n’est confirmé concernant le calendrier électoral.

Depuis plusieurs mois, les débats concernent l’article 47 de la Constitution sur le calendrier électoral, selon lequel l’élection du président de la République a lieu trente jours au moins, et soixante jours au plus, avant l’expiration du mandat du président en exercice. En effet, si l’on s’en tient à l’article 47, le premier tour de la présidentielle devrait avoir lieu entre le 25 novembre et le 25 décembre 2018, l’investiture de l’actuel président ayant eu lieu le 25 janvier 2014.

La définition du calendrier électoral reste une prérogative gouvernementale. Toutefois, rien n’a été fait concernant la fixation de la date du prochain scrutin présidentiel. Cela, malgré les nombreuses interpellations des acteurs politiques, notamment en vue d’assurer l’égalité des chances des candidats.

Le Premier ministre, Olivier Solonandrasana Mahafaly interpellé pour l’énième fois, a affirmé hier, en marge d’un atelier à l’hôtel Carlton, que les entités politiques n’ont pas besoin de demander le calendrier électoral puisque celui-ci est déjà prévu dans la Constitution. Et lui de poursuivre : « Chaque chose en son temps. La principale préoccupation de tous les acteurs des élections est pour l’instant de garantir un processus électoral crédible et transparent. »

Respect de la Constitution

Le président de la Ceni, Hery Rakotomanana estime que l’État devrait respecter les dispositions de la Constitution sur le calendrier électoral, et a demandé la publication du celui-ci, non seulement pour assurer la réalisation technique des préparatifs électoraux, mais également afin de dissiper les incertitudes des parties prenantes. Une déclaration réitérée par le vice-président de l’entité d’Alarobia, Thierry Rakotonarivo qui met l’accent sur l’État de droit. Il a également demandé à ce que l’État fasse une déclaration officielle affirmant que les tenants du pouvoir ne comptent pas prolonger leurs mandats et qu’il vont respecter l’article 47. En tout cas, le gouvernement a procédé la semaine dernière à la première lecture de trois avant-projets de loi organique sur les élections, dont ceux concernant les référendums.

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Qu’en est-il également des dispositions de l’actuel Code électoral disant : « Le scrutin doit se tenir durant la saison sèche de l’année,  entre le 30 avril et le 30 novembre, sauf en cas de force majeure». Dans tous les cas, la balle est dans le camp de l’exécutif pour ce qui est du sort du calendrier électoral.

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