Résolutions du parlement européen : L’ambassadeur de l’UE tente de calmer la polémique

Publié par le 21 novembre 2017 à 12:56 - mis à jour le 20 février 2018 à 15:25

Les récentes résolutions du parlement européen à Bruxelles font actuellement couler beaucoup d’encre. Il a fallu que l’ambassadeur de l’Union européenne intervienne pour tenter de calmer la polémique.

« Ces déclarations du parlement européen n’engagent que les parlementaires européens », a déclaré l’ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar, Benedito Sanchez, à l’occasion d’un point de presse tenu au Palais de Mahazoarivo en marge d’une rencontre relative au dialogue politique avec l’État malgache.

En effet, diverses affaires « chaudes » dont la liberté d’expression, la tenue d’élections inclusives, transparentes et libres, la lutte contre la corruption, l’indépendance de la justice, ainsi que les droits humains, ont été notamment soulevées par le parlement européen.

Le chef de la diplomatie de Bruxelles a ainsi rassuré que le parlement européen est indépendant et ses déclarations n’affectent en rien la relation qu’elle entretient avec Madagascar. «Il n’y a aucune ingérence, il n’y a pas d’indifférence, c'est pour dire que le parlement européen est conscient que Madagascar se trouve face à une opportunité unique d’être consolidée de sa démocratie, après les élections de sortie de crise en 2013. C’est le souci principal de l’UE» a-t-il souligné. Il a, néanmoins, mis l’accent sur l’importance de la stabilité.

 De simples recommandations

«Ce ne sont que des recommandations semblables aux recommandations habituelles de nos partenaires, des entités politiques ou encore des membres de la société civile et non des ordres», a soutenu Mahafaly Olivier Solonandrasana, le numéro un du gouvernement. Il avance aussi que Madagascar est un État souverain. Pour s’en convaincre, il a évoqué certains points de la fameuse déclaration, dont la corruption. «Le régime actuel fait comme cheval de bataille la lutte contre la corruption. Divers dirigeants se sont succédé, mais n’ont jamais songé à la mise en place de la Haute Cour de Justice. Le président actuel, lui, va mettre en place cette juridiction» a-t-il assuré. Pour ce qui est du processus électoral, un des points forts de la déclaration du parlement européen, il a insisté sur les efforts du gouvernement en vue de privilégier un processus inclusif et consensuel, en particulier dans l’amélioration de l’encadrement juridique des élections. Aussi, n’est-il pas allé par quatre chemins pour pointer du doigt certaines personnalités politiques qui s’empressent d’aller vers la communauté internationale pour aborder les questions nationales au lieu que de privilégier le dialogue. En tout cas, l’histoire a prouvé que la communauté internationale a toujours eu son mot à dire concernant la conduite des affaires nationales. Sauf si le pouvoir en place saura y tenir tête !

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