Bois de rose : La CITES constate du progrès

Publié par le 11 octobre 2018 à 21:47
bois de rose

La CITES prend note d’un renforcement des mesures de contrôle et de lutte contre l’exploitation forestière et l’exportation illégale des bois précieux à Madagascar.  

La délégation malgache représentant le pays à la 70ème session du comité permanent de la CITES (Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction) effectue un rapport de sa mission à Sochi, en Russie le 1er au 5 octobre. D’après Guillaume Randriatefiarison, chef de la délégation et non moins ministre de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts (MEEF), la CITES a validé une partie du document détaillant le mécanisme de vérification des stocks de bois de rose et d’ébènes. Les autorités malgaches pourront ainsi poursuivre l’inventaire de ces bois précieux, mais cette fois, en présence d’un observatoire indépendant qui assurera la transparence et la supervision des stocks.

« Nous sommes heureux que la Comité permanent de la CITES ait reconnu les progrès importants que Madagascar a réalisés dans la gestion des espèces de bois précieux. Le Gouvernement prend en compte toutes les recommandations ressorties de cette 70ème session du Comité permanent de la CITES », avance le MEEF.

Madagascar devra proposer davantage des améliorations

Rien n’est toutefois encore acquis. Le Gouvernement, avec les parties prenantes devrait faire mieux pour valider le business plan non validé par la CITES. Cette entité conservatrice d’espèces endémiques émet, toutefois des réserves sur quelques passages du document et donne des recommandations. Il s’agit, entre autres, de créer un fonds d’affectation spéciale indépendant au lieu d’un système de compensation des détenteurs des stocks, proposée par le Gouvernement afin de contrôler ceux-ci. La mise en œuvre de l’inventaire et l’obtention de financement de la part des donateurs externes sont également recommandées par la CITES. Il est à savoir que, jusqu’à présent, près d’1/6 du volume total des stocks saisis et déclarés ont été inventoriés et 28 000 rondins de bois de rose saisis ont fait l’objet d’audit. Le gouvernement travaille déjà sur le business plan non validé par la CITES et proposera des améliorations, au plus tard le 1er février 2019.

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