Prix du riz : Le chef de Gouvernement prend la situation en main

Publié par le 6 décembre 2017 à 06:50
olivier mahafaly
Descente du premier ministre Olivier Mahafaly sur le marché d’Anosibe

Le Premier ministre Olivier Mahafaly a effectué une descente sur le marché d’Anosibe pour voir le prix réel du riz. Il promet que le contrôle sera davantage renforcé.

L’heure est grave. Les prix du riz plafonnent à 2 600 ariary le kilo pour la variété locale et 1800 ariary pour le riz importé. Chez les grossistes, ces prix ont des différences de 200 ariary en moyenne. Face à cette flambée des prix, le Chef de Gouvernement Olivier Mahafaly a effectué une descente sur le marché d’Anosibe. L’objectif de cette mission de contrôle a été de constater de visu la réalité des prix de cette denrée qui constitue l’alimentation de base des Malgaches.

Après avoir vu les affichages de prix, d’un grossiste à l’autre, le Premier ministre a fait remarquer que les détaillants ne doivent pas prendre des marges trop élevées par rapport aux prix d’achat chez les grossistes. «Les détaillants ne doivent pas passer au-delà de 10% du prix défini par les grossistes. Nous lançons un appel à l’endroit de chaque citoyen et surtout des réseaux pour la défense des consommateurs de travailler ensemble avec le Gouvernement pour surveiller la situation. Certes, les prix à la consommation sont libérés, mais nous ne pouvons pas non plus jouer avec, car le riz est notre aliment de base », avance le Premier ministre.

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L’État, pour sa part, tente de résoudre ce problème par l’importation de riz. La hausse des prix touche notamment les variétés de riz local. Ce qui n’est pas surprenant, car ce phénomène résulte de la loi entre l’offre et la demande. Il est à noter que pour cause de sécheresse qui a frappé le pays, une baisse jusqu’à 48% de la récolte en riz est enregistrée dans le grenier d’Alaotra Mangoro.

L’État n’a d’autres choix que de multiplier le volume d’importation de riz. Afin de maîtriser son prix qui est actuellement de 1800 ariary le kilo, plusieurs accords ont été convenus entre l’État et les importateurs. « Le sac de 50 kilos de riz importé ne devrait pas dépasser les 72 000 ariary. L’Etat multiplie ses efforts pour accélérer la sortie de la variété de riz locale dans le port de Toamasina et de pouvoir continuer l’approvisionnement des provinces. Le Gouvernement se bat également pour faciliter l’octroi du certificat de consommabilité par le ministère de la Santé publique », poursuit Olivier Mahafaly.

Et d’ajouter que son département s’apprête à concrétiser les mesures prises lors de la rencontre avec les opérateurs, dernièrement dans le but de faire baisser les prix. Il s’agit, entre autres, du renforcement des contrôles (avec un task force) de prix et d’un suivi de la traçabilité du riz, depuis les importateurs jusqu’aux détaillants. De plus, le ministre du Commerce et de la Consommation, Chabani Nourdine a été de suite dépêchée à Toamasina pour vérifier l’arrivée des containers transportant du riz et d’accélérer la distribution.

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Il est à rappeler que cette année, l’Etat a déjà pris l’initiative de doubler l’importation de riz, compte tenu de la sécheresse et de l’inondation qui ont ravagé surtout la partie Nord de l’île. Selon le ministère du Commerce et de la Consommation, la quantité de riz importés est passée de 22 000 tonnes par mois en dehors de la crise, à 55 000 tonnes actuellement. Pourtant, les variétés de riz locales sont plus consommées que celui importé.

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