Approvisionnement en Riz : Le Gouvernement sollicite l’aide extérieur

Publié par le 30 novembre 2017 à 10:35
riz

Le Gouvernement a demandé de l’aide extérieure pour l’approvisionnement en riz. Le royaume de la Thaïlande a répondu à cet appel en lui octroyant un don de 60 000 USD.

Situation alarmante. La tendance haussière des prix du riz local tend à devenir incontournable. Ces deux derniers jours, le kapoaka du riz makalioka s’affiche à 800 ariary et le kilo flambe au-delà de 2600 ariary chez certains détaillants. Le vary gasy ou « riz rouge » et le Tsipala, deux variétés de riz local s’achètent, respectivement, à 2400 ariary et 1900 ariary le kilo.

Ce sont des prix historiques selon les consommateurs qui se plaignent sur les réseaux sociaux. Face à cette situation, d’après la Primature, le Gouvernement aurait demandé de l’aide extérieur pour l’approvisionnement en riz. Le 28 novembre, le Gouvernement thaïlandais, à travers le chef de mission auprès de son Consulat, Kriwat Phamorabutra  a répondu à cet appel par l’octroi un don de 60 000 USD, soit 186 millions d’ariary.

« Il s’agit d’un don en numéraire, et ce, suite à la demande du Gouvernement malagasy pour l’approvisionnement en riz à cause de la pénurie de riz qui survient dans le pays actuellement », révèle la Primature.

Le volume d’importation de riz a doublé

Le ministère du Commerce et de la Consommation estime avoir pris l’initiative de doubler le volume  d’importation mensuel de riz afin d’éviter cette pénurie. D’après le directeur de la prévention des fraudes et de la protection des consommateurs (DPFPC), Valonirina Randrianalisoa, ceci atteint actuellement les 55 000 tonnes par mois contre 22 000 tonnes en dehors de la crise. Ce responsable soutient que la situation actuelle sur le riz relève de l’inégalité entre l’offre et la demande pour cette denrée. L’attitude spéculatrice de certains fournisseurs n’est pas non plus à écarter, mais, apparemment les contrôleurs de commerce sont impuissants face à la situation.

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«Comme nous le savons, ce sont surtout les variétés de riz local  qui font l’objet de hausses de prix. La raison est que le pays a traversé deux chocs marqués par la sécheresse et l’inondation, entre la fin de l’année 2016 et le premier trimestre de 2017. Ce sont des catastrophes qui ont réduit presque à 70% la récolte de riz local. L’État n’a eu d’autres choix que d’augmenter l’importation de riz depuis l’Inde et le Pakistan. En ce moment, nous l’avions doublé pour éviter une quelconque rupture d’approvisionnement sur le marché local. L’appui de la Thaïlande arrive, ainsi à point nommé», note-t-il.

Initialement, depuis le mois de mars, le kilo du riz importé était de 1400 ariary. Actuellement, ceci grimpe à 1600 ariary, voire plus. D’après le DPFPC, l’évaluation de ce prix dépend notamment des taux de change. Avec la dépréciation de la monnaie nationale dernièrement, ce prix risque également d’augmenter.

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