Entrepreunariat : 80% des Start-up voués à l’échec 

Publié par le 13 novembre 2017 à 21:14
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Le coup d’envoi de la semaine de l’entrepreneuriat a réuni les professionnels du secteur (© Michella Raharisoa / lactualite.mg)

Madagascar compte 200 000 start-up, mais seuls les 40 000 réussissent. La semaine de l’entrepreneuriat propose des choix de carrière aux jeunes.

L’entrepreneuriat demeure un luxe. Selon une estimation rapportée par le Centre d’excellence en entrepreneuriat, les dernières statistiques indiquent que 200 000 start-up sont enregistrés dans tout le pays en 2015. Malheureusement, seuls les 40 000 ont réussi, soit 20% dont la plupart sont dans le secteur Service. 80% se sont au fil du temps soldés par des échecs.

Selon les explications, la méconnaissance du domaine choisi et surtout la faiblesse dans le financement du projet constituent les principaux obstacles à la réussite des start-up malgache. D’où la nécessité de soutien technique et financier à ces milliers de jeunes qui ambitionnent notamment de réussir dans le business.

«En général, rares sont les start-up qui parviennent au stade des petites et moyennes entreprises (PME). Selon les statistiques non-officielles, 80% des projets ne marchent pas. La raison est que l’environnement de l’entrepreneuriat est volatile, le prétendant entrepreneur n’est pas totalement sûr de ce qu’il fait. Par ailleurs, la faiblesse dans le financement et l’absence d’un suivi-évaluation du projet sont également des écueils à surmonter », constate Riveldt Rakotomanana, directeur exécutif du Centre d’excellence en entrepreneuriat.

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L’OIF soutient l’entrepreneuriat

La semaine mondiale de l’entrepreneuriat qui débute ce 13 novembre sera consacrée à un large choix de carrières pour les jeunes. « Jeunes et femmes entrepreneurs en faveur du développement », est d’ailleurs le thème choisi pour cette célébration. Selon le ministre de l’Industrie et du Développement du Secteur privé (MIDSP), Armand Tazafy, deux tiers de la population malgache sont des jeunes âgés de moins de 35 ans et ils ont besoin de soutien. « L’entrepreneuriat et la création d’emplois combattent la pauvreté », a-t-il souligné. Le MIDSP se positionne ainsi comme facilitateur des démarches des jeunes et des femmes dans la création d’entreprise.

Pour l’instant, malgré les efforts déployés par l’Economic Development Board of Madagascar (une agence pour la promotion des investissements), la création d’entreprise dans le pays reste faible, soit un millier par an, contre 8000 par an, en France. Pour relever ce défi, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), représentée par son directeur du Bureau régional Océan Indien, Malik Sarr fait part de son souhait de renforcer les programmes nationaux plus incitatifs au développement de l’entrepreneuriat, au profit des jeunes et des femmes.

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