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JIRAMA : Aksaf Power exploite la Centrale 2 d’Ambohimanambola

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Poignée de main entre le DG de la Jirama (au centre) et le représentant d'Aksaf Power. (© Mamy Randrianasolo / lactualite.mg)
Par le 20 avril 2018 à 05:51

La Société Aksaf Power va assurer la réhabilitation de la Centrale thermique 2 d’Ambohimanambola (CTA2), en panne depuis deux ans. Selon l’accord BOT, l’infrastructure ne reviendra à la Jirama qu’après cinq ans.

Un problème de moins pour la production d’électricité dans la capitale. Le ministère de l’Eau, de l’Energie et des Hydrocarbures (MEEH), par le biais de la Jirama (compagnie nationale des eaux et de l’électricité) a établi un accord BOT (Build-operate-transfer) avec la société turque Aksaf Power. Ceci consiste à la réhabilitation de la CTA2 qui est en panne depuis 2016. Après la remise en marche des  machines, Aksaf Power va exploiter la centrale pendant cinq ans et la remettra par la suite à son propriétaire. Une visite de la centrale s’est tenue, ce 19 avril, sous la houlette du MEEH, Lantoniaina Rasoloelison et de l’équipe technique d’Aksaf Power. Cette dernière estime pouvoir réhabiliter l’infrastructure d’ici six mois.

«Les travaux consistent, notamment à la rénovation des arbres à cames des machines et au remplacement d’une partie des moteurs. Pour les pièces de rechange, nous avons déjà envoyé nos commandes à l’extérieur et les pièces arriveront à Madagascar dans deux mois. Puis avec le démontage et les travaux d’embellissement de la tuyauterie, nous pensons finir les travaux de réhabilitation de cette centrale d’ici six mois », avance le technicien d’Aksaf Power.

La  Jirama s’est endettée de 15 millions de dollars

Comme convenu, la Jirama va y acheter le kilowattheure (kwh) d’électricité à 6 cents dollars (0,06). Un coût qui serait plus compétitif par rapport à celui des autres fournisseurs qui est de 19 (0,19) à 22 (0,22) cents dollars/Kwh. Il est à savoir que la CTA2 possède une capacité de production de 25 MW. Sa remise en état ne serait qu’une bouffée d’oxygène pour les Tananariviens, car la production totale d’électricité pour la capitale atteindra les 300 MW, alors que la consommation est de 270 MW en heure de pointe. Il faut savoir que la CTA2 n’est pas la seule centrale de la Jirama qui a cessé de fonctionner. Il y aurait au moins trois autres en province, dont celle d’Antsirabe, de Mahajanga et de Toamasina. Selon le directeur général de la Jirama, Olivier Jaomiary, la mauvaise gestion constitue le fond du problème.

«Normalement, la durée de vie de la CTA2 est de 40 ans, mais elle n’a même pas tenu 10 ans, faute de maintenance régulière. La Jirama aurait du le faire toutes les 12 000 heures, alors que dans la réalité, les machines ont tourné pendant 80 000 heures sans aucun entretien. Il n’est pas étonnant qu’elles refusent de tourner », indique-t-il. Et le ministre de tutelle d’ajouter que la Jirama continue, malgré cela, à rembourser sa dette de 15 millions de dollars, soit 48 milliards d’ariary pour l’achat de machines remontant en 2006.



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