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Vanille de Madagascar : La crise guète la filière

| 13 avril 2018 à 07:30 | Economie
Vanille de madagascar
Photo archive (© Mamy Randrianasolo / lactualite.mg)

Le Groupement des exportateurs de la vanille de Madagascar (GEVM) constate une régression continue des cours de l’or noir, signe du début de la crise de la filière.

Le pire est arrivé, comme le craignaient les exportateurs de la vanille, depuis quelques années déjà. Alors qu’en France, le cours de l’or noir de Madagascar reste élevé, près de 400 euros le kilo (soit 1 520 000 ariary), le marché local ne suit plus cette cadence. D’après Mamy Razakarivony, président du GEVM, l’achat local de la vanille destiné à l’exportation prend une courbe descendante. En deux semaines, ceci aurait passé de 1, 5 million d’ariary à un million d’ariary actuellement, au moment censé être opportun pour cette la filière. Selon lui, la dégradation de la qualité de cette matière première est la principale explication à cette dépréciation, et ce n’est pas tout, car en sus, de nombreux acheteurs se seraient également retirés de la course.

« Ce que nous craignions est arrivé. Actuellement, le cours de la vanille commence à baisser, alors que ce ne devrait pas être le cas. Pire, à cause de la qualité dérisoire de notre produit, une grande partie de nos débouchés nous ont abandonnés. Si auparavant, ils étaient plus de 50 dans la course, aujourd’hui, il ne reste plus que quatre », note Mamy Razakarivony, président du GEVM.

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Rappelons-le, la filière vanille a déjà été frappée par une grave crise en 2004 quand son prix a chuté de 400 à 50 dollars, et cela en deux années consécutives. Pour tenter de la sauver, les exportateurs interpellent le Gouvernement à prendre les mesures nécessaires, notamment, la sécurité de la filière pour éviter la cueillette de gousses de vanille immatures. Il est à savoir que 80% de la vanille naturelle écoulée sur le marché mondial provient de la Grande île. Avec une capacité d’exportation de près de 2 000 tonnes par an, cette filière contribue 5% du Produit intérieur brut (PIB) du pays. Son avenir est, malheureusement à craindre si les autorités tardent à la sauver.

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